La Jaguar Type D de Hawthorn-Bueb aux 24 Heures du Mans 1955
La Jaguar Type D de Hawthorn-Bueb aux 24 Heures du Mans 1955 | AFP

1949-1959 : le Jaguar bondit !

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Renaissant de ses cendres en 1949 au lendemain de la 2e guerre mondiale, la classique mancelle commence son ascension sous la domination de Jaguar. Entre les griffes du fauve, la course restera à jamais marquée par le terrible accident de 1955.

Anéanti par l’'occupation allemande, le circuit de la Sarthe, fleuron de la course automobile nationale, a dû repartir de zéro. Il faut quatre années de travaux titanesques pour que renaissent les 24 Heures. Et, sous le drapeau tricolore abaissé par Vincent Auriol, ce sont 49 voitures qui prennent le départ. Les vieilles Talbot et Delahaye rendant l’âme rapidement, une petite Ferrari 166 MM, elle aussi naissante, remporte la mise. Un mythe était né quand un autre avait repris son cours.

Avant de dominer le début des années 60, Ferrari se heurte régulièrement à Jaguar et Mercedes. Avec des innovations majeures comme les freins à disque et son aérodynamique particulière (aileron de requin), le constructeur britannique règne sur la moitié des années 50. Après l'épopée des Bentley Boys dans les années 20, le Royaume-Uni découvre de nouveaux héros et renforce ses liens avec Le Mans, plus que jamais un pèlerinage pour de nombreux sujets de sa Majesté.

Vainqueur en 1952 avec une 300 SL, Mercedes aurait pu dominer Le Mans comme le feront Porsche et Audi bien des années plus tard. Mais un évènement dramatique va secouer le constructeur allemand et tout le monde de l'automobile. Alors que la course bat son plein en 1955, un accident impliquant la Jaguar d'Hawthorn, l'Austin-Healey de Macklin et la Mercedes de Levegh provoque le plus grand drame de l'histoire du sport automobile. S'envolant dans le public après avoir chevauché la voiture de Macklin, la Flèche d'Argent du Français Levegh tue quatre-vingt-quatre personnes. Mercedes retire ses voitures au milieu de la nuit et quitte la compétition pour une trentaine d'année. La décennie se termine avec la consécration d'Aston Martin. Au volant, Carrol Shelby et Roy Salvadori, tous les deux décédés au cours du printemps 2012, font gagner la DBR1.