Vous êtes ici

Earvin Ngapeth, la bouée de sauvetage des volleyeurs français

Earvin Ngapeth, fer de lance de l'équipe de France de volley.

Earvin Ngapeth, fer de lance de l'équipe de France de volley. | Foto Olimpik / NurPhoto

Par

Publié le 29/08/2017 | 14:26

L’équipe de France de volley sera en barrages, ce mercredi, face à la République Tchèque pour un ticket en quarts de finale. La deuxième place du groupe, gagnée contre la Turquie, masque des lacunes que personne n’aurait imaginées. Et si Earvin Ngapeth n’était pas rentré en jeu face aux Pays-Bas ? La star de la Team « Yavbou », par sa technique, son envie et son aura, est le véritable fer de lance de l’équipe. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : sur les 13 sets disputés par les Bleus, il en a joué 3, qu’il a tous remporté. Contre un bilan de 5-5 en son absence.

A l’aube du coup d’envoi de l’Euro, le sélectionneur de l’équipe de France était clair : sa star sera préservée au premier tour. De toute manière, elle n’en aurait certainement pas besoin pour dominer un groupe D largement à sa portée. Mais les réalités du terrain ont rattrapé des Bleus peut-être trop confiants. Champions européens en titre, tout juste vainqueurs de la Ligue mondiale, les joueurs de Laurent Tillie sont partis en Pologne avec le statut de favori.

Et notamment lors du premier match face à la Belgique qui faisait, sur le papier, office de parfaite entrée en matière histoire de se chauffer les avant-bras avant le début des hostilités à élimination directe. Mais, jamais dans le coup, les Français se sont fait dominer d’entrée de jeu et ont dû s’incliner lors de la manche décisive (25-22, 23-25, 25-21, 23-25, 15-12). Un être vous manque et tout est dépeuplé ?

Dos au mur

Comment ne pas souligner ce second match contre les Néerlandais ? Bousculés alors que le sursaut était attendu, les tenants du titre se sont retrouvés, une nouvelle fois, dos au mur. Entamant le match tambour battant, les Français passent un 4-0 au Pays-Bas avant de conclure un 1er set maîtrisé. Alors qu’on croyait l’équipe de France (enfin) lancée dans sa compétition, leurs démons du premier match les ont vite rattrapés, jusqu’à perdre les deux manches suivantes et se retrouver a un petit set de l’élimination.

Les plans de Laurent Tillie contrariés

C’est alors que Laurent Tillie envoie son joker de luxe sauver ses Bleus en perdition. Entre coups de génie, réceptions ultra-importantes et services directement dans le filet, Earvin Ngapeth aura dicté le rythme de son équipe. Son apport a pesé. Énormément. Les Bleus n’ont plus lâché le morceau, réussissant même à sauver deux balles de match et pousser les Néerlandais au tie-break, qu’ils gagneront.

L’envie contagieuse d’Ngapeth

Revigorée et assurée de jouer les barrages, la Team Yavbou aborde son dernier match de poule d’une manière bien plus libérée. Face aux Turcs, le réceptionneur-attaquant star, toujours pas à 100% (dos), n’a joué qu’un seul set : le dernier. Mais l’enjeu était ailleurs : retrouver la confiance avant d'attaquer le plat de résistance de cet Euro. Si le résultat est au niveau attendu, la manière laisse elle encore à désirer. Les Bleus n'ont pas été obligés de courir après le score mais ils ont encore connu des trous d'air qui ont remis les Turcs en selle dans chaque set. Heureusement, le money-time était à chaque fois à leur avantage pour conclure le match 25-23, 25-23, 25-22.

Place aux choses sérieuses

Le « sergent-chef de la Team Yavbou », comme s’amuse à le présenter Stéphen Boyer, sera attendu pour pousser ses Bleus vers le haut, en barrage mercredi, face à la République Tchèque. Équipe qui n’a plus croisé la route de l’équipe de France depuis 2005 (victoire française 3-0). Et, comme le dit si bien l’attaquant : « Ce qui a été réalisé avant, cela ne compte plus. Désormais, on s’en fout de bien jouer, on veut juste gagner et aller chercher ce nouveau titre ». Les Tchèques sont prévenus.

Sur le même sujet