Sergio Parisse
A 33 ans, Sergio Parisse est le capitaine emblématique de l'Italie avec laquelle il compte 124 sélections. | Giuseppe Maffia / NurPhoto

Sergio Parisse prévient : "L'Italie veut mettre la France sous pression pendant 80 minutes"

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Le XV de France se déplace à Rome ce samedi (14h30) pour y défier le XV italien lors de la 4e journée du Tournoi des 6 Nations. Sergio Parisse sait que la France est "beaucoup plus forte" que la Squadra Azzurra. Néanmoins, le capitaine de l'Italie (124 sélections) prévient : il assure que l'objectif sera de mettre l'équipe de Guy Novès "sous pression pendant 80 minutes". Un rude défi en perspective pour les Bleus...

Vous avez battu la France en 2011 et 2013, vous les avez beaucoup gênés l'année dernière. Quels sont les ingrédients pour avoir le même type de performance cette année ?
Sergio Parisse : "Vous parlez de ces trois matches mais on en a joué beaucoup d'autres où on a pris 30, 40 ou 50 points, donc les ingrédients... Comme toujours, c'est le combat, être une équipe qui s'accroche, qui ne lâche pas, qui met la pression. On n'a pas les mêmes qualités techniques ou physiques, mais on est un groupe qui, mentalement, a des ressources. On est prêt à se sacrifier pour que la France reste sous pression jusqu'au bout, pendant 80 minutes. Mais la France est une équipe beaucoup plus forte que nous, comme l'Angleterre il y a deux semaines. Simplement, si on les met en difficulté, sous pression, ils sont un peu comme nous : ils peuvent perdre leur lucidité, chercher des solutions individuelles... La volonté est de mettre la France sous pression, pendant 80 minutes. Si on la laisse jouer sans pression, ça sera très difficile."

La France se cherche encore. C'est peut-être le bon moment pour l'affronter...
SP
: "Ça n'est jamais le bon moment. Ils ont gagné un match et perdu en Angleterre et en Irlande, deux équipes qui se battent pour la victoire dans le Tournoi. La difficulté pour eux, c'est que c'est une équipe très attendue donc ils ont plus de pression. La France attend toujours beaucoup de cette équipe, surtout des résultats. Pour l'instant, il n'y a pas les victoires qu'attend le public mais c'est une équipe qui a aussi fait du bon rugby, en novembre, et qui a beaucoup de jeunes talentueux qui ont besoin de temps. En France, il y a besoin de résultats et il n'y a pas beaucoup de temps."

Allez-vous encore utiliser votre tactique du "ruck/no ruck" ?
SP
: "On n'a rien inventé, attention ! On a cherché à mettre l'adversaire en difficulté en respectant les règles. Je ne sais pas si ça disparaîtra ou pas, peut-être que les règles vont changer. Alors on aura donné une contribution au rugby. Mais demain, c'est la France : une équipe avec d'autres qualités, d'autres faiblesses. On s'est préparé sur ces bases-là. A vrai dire, j'en ai un peu marre de parler de ça, il y aussi tout le reste."

AFP