Dylan Groenewegen
Dylan Groenewegen, vainqueur de la dernière étape du Tour de France 2017 | Jeff PACHOUD / AFP

Tour de France 2017 : 4e sacre pour Chris Froome, Dylan Groenewegen s'impose sur les Champs-Elysées

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La surprise sur les Champs-Elysées ! Alors que tout le monde attendait le sprinteur de Lotto-Soudal, André Greipel, double tenant du titre sur la plus belle avenue du monde, c'est le surprenant Dylan Groenewegen (Lotto NL-Jumbo) qui s'impose à Paris devant l'Allemand pour l'ultime étape de la 104e édition du Tour de France. Par ailleurs, sans surprise, Chris Froome (Sky) est officiellement sacré une 4e fois sur la plus belle épreuve du monde de cyclisme, alors que Romain Bardet (3e, AG2R La Mondiale) monte sur le podium pour la deuxième année consécutive; une première pour un Français depuis Richard Virenque (1996, 1997).

Pour l'un, c'est une consécration. Pour l'autre, une confirmation. Si Dylan Groenewegen vient de rentrer aujourd'hui dans la cour des grands, que dire de Christopher Froome. Le leader de la Sky, presque jamais défaillant ces trois dernières semaines, vient d'entrer dans l'histoire du Tour de France. Avec quatre succès sur la Grande Boucle, il rejoint les légendes que sont Hinault, Merckx, Indurain ou Anquetil, tous trois vainqueurs à cinq reprises du Tour. Sans doute le prochain objectif pour le Kenyan Blanc. Pour le sprinteur hollandais, s'il ne fait pas encore partie des "hommes du Tour", il vient d'envoyer un message très clair aux meilleurs sprinteurs du monde : à 24 ans seulement, il faudra désormais compter sur le coureur hollandais dans chaque emballage final.

VIDÉO - La victoire surprise de Dylan Groenewegen sur les Champs-Elysées !

Du champagne avant de sortir les muscles

Alors évidemment, avant tout ça, il y avait toute une étape de plus de 100km. Du moins un défilé, désormais traditionnel, de plus de cinquante kilomètres et le premier passage sur les Champs-Elysées. Tel un symbole, cette ultime journée débutait là où tout avait commencé il y a 114 ans : à Montgeron dans l'Essonne. Entre les grandes marrades et la petite coupe de champagne, incontournable pour le vainqueur et ses coéquipiers, dans la main de Chris Froome, le rythme ne s'emballait qu'à quelques kilomètres de l'arrivée. Avant le règlement de compte final sur les pavés parisiens, les équipes de sprinteurs ont tranquillement contrôlé la course. Ne laissant jamais plus de 20 secondes aux quelques attaquants ici et là. Seul Zdenek Stybar (Quick-Step Floors) a donné quelque frissons aux costauds, sans pour autant bien les inquiéter.

Parti seul devant à 5km de l'arrivée, le Tchèque était finalement repris bien avant la flamme rouge. Ici, le temps s'arrête, comme chaque année pour tout simplement admirer la puissance dégagée par les meilleurs sprinteurs du peloton. Au final, Nacer Bouhanni (Cofidis) n'a pas réussi à se mettre dans la bataille mais prend finalement une belle 4e place alors que Groenewegen pouvait lever les bras pour sa plus belle victoire de sa jeune carrière. De son côté, Greipel (2e) affichait la tête des mauvais jours après cette première défaite subie sur les Champs en trois ans... Quelques instants plus tard, c'est Chris Froome, entouré de sa garde rapprochée si précieuse durant cette édition, qui pouvait passer la ligne avec le coeur lourd mais l'esprit enfin libéré. Il pouvait alors savourer.

Comme Romain Bardet d'ailleurs. Le Français n'a pas été contrarié par Mikel Landa pour l'ultime marche sur le podium. Et pour la première fois depuis 20 ans, un Français est sur la boite du Tour pour la deuxième année consécutive. Une confirmation pour lui aussi. Et aujourd'hui, l'Auvergnat peut viser d'autres sommets. Comme la plus haute marche du podium par exemple...