Sloane Stephens embrasse le trophée de l'US Open, son premier du Grand Chelem
Sloane Stephens embrasse le trophée de l'US Open, son premier du Grand Chelem | ELSA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

US Open : Sloane Stephens nouvelle reine de New York

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La relève des soeurs Williams est assurée. Samedi, l'Américaine Sloane Stephens a remporté son premier titre du Grand Chelem en dominant sa compatriote Madison Keys 6-3, 6-0 lors de la finale de l'US Open. Un match à sens unique qui consacre une joueuse au retour foudroyant, un an après une grave blessure qui l'avait éloigné de longs mois des courts. Dépassée par l'enjeu, Keys a elle vécu un match cauchemardesque.

Une heure et une minute, la tradition du "super saturday" a pris un sacré coup de bambou. Depuis que les demi-finales hommes ont basculé le vendredi, le samedi est réservé aux dames. Comme sur les autres Grand Chelem. Malheureusement, le public new-yorkais n'a pas eu droit à un grand match. Cette finale américano-américaine a accouché d'une souris. Elle a couronné la Floridienne Sloane Stephens, seulement 83e mondiale, aux dépens de Madison Keys, 16e à la WTA.

Stephens imperturbable

Après avoir éliminé notamment l'Italienne Roberta Vinci au 1er tour, la Slovaque Dominika Cibulkova au tour suivant et surtout sa compatriote Venus Williams en demi-finales, Stephens a survolé la finale. Imperméable à la pression, Stephens s'est appuyée sur un jeu solide et puissant quand Keys a enchaîné les fautes (6 fautes directes pour Stephens contre 30 à Keys). Le score est sans appel : 6-3, 6-0. 

Sloane Stephens en patronne de l'US Open 2017
Sloane Stephens en patronne de l'US Open 2017 © AFP

Retombée 957e mondiale

L'histoire est très belle pour Stephens qui a été éloignée des terrains de tennis pendant onze mois jusqu'en juillet pour soigner une fracture de fatigue à un pied. Retombée à la 957e place mondiale, Stephens est revenue transfigurée. Elle avait atteint à la surprise générale les demi-finales des tournois de Toronto et de Cincinnati pour se présenter à New York en outsider. Son retour est à ranger parmi les plus beaux comeback de l'histoire du sport.