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US Open - Rafael Nadal: "L'une de mes meilleures saisons"

Rafael Nadal et son trophée de l'US Open

Rafael Nadal et son trophée de l'US Open | Mohammed Elshamy / ANADOLU AGENCY

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Publié le 11/09/2017 | 08:13, mis à jour le 11/09/2017 | 10:39

Après son sacre à l'US Open dimanche, son deuxième titre du Grand Chelem de l'année, le 16e de sa carrière, le N.1 mondial Rafael Nadal a le sentiment d'avoir réalisé en 2017 "l'une des meilleures saisons de (sa) carrière".

Vous avez donné face au Sud-Africain Kevin Anderson, battu 6-3, 6-3, 6-4, l'impression d'une grande sérénité...
Rafael Nadal : "Je peux vous assurer que j'étais nerveux, mais j'ai bloqué tous les signes de frustration que j'aurais pu renvoyer, je ne voulais pas avoir un langage corporel négatif. On sait que quand on joue une finale de ce niveau, on va faire des erreurs, il faut les accepter. J'ai joué le match que je devais jouer pour gagner contre Kevin. J'ai bien servi, sauf peut-être lors des deux derniers jeux du match, où j'étais très nerveux. Ma stratégie était de faire durer les échanges, alors que je savais qu'il voulait les abréger. Comme il est très grand (2,03 m, NDLR), ses déplacements sont moins bons que les miens, je voulais le fatiguer. Le premier set est très important: quand je prends son service (dans le 7e jeu pour mener 4-3, NDLR), cela change complètement le match, car, dans un tie-break contre un serveur comme Kevin, on ne sait jamais ce qui peut arriver".

Quel bilan tirez-vous de votre saison 2017 en Grand Chelem?
R.N : "C'est l'une des meilleures saisons de ma carrière, j'ai disputé trois finales en Grand Chelem, j'en ai gagné deux, je suis resté compétitif tout au long de l'année. C'est une année spéciale, à tous les aspects émotionnels aussi, après plusieurs saisons sans gagner de titres en Grand Chelem: 2014 et 2016 ont été difficiles à cause des blessures, tandis que 2015 était une année difficile, pas à cause d'une blessure, mais d'un point de vue psychologique. Le vrai problème de ma saison dernière, ce n'était pas mon niveau de jeu, c'est ma blessure au coude: avant d'abandonner à Roland Garros, je jouais bien, je ne dis pas que j'aurais gagné le titre, mais je jouais bien. Je suis très heureux de ce que j'ai accompli cette année, j'ai gagné à nouveau sur ciment, je suis resté en bonne santé, cela donne beaucoup d'énergie positive pour le reste de la saison".

Avec 16 titres, vous n'êtes plus qu'à trois longueurs des 19 titres de Roger Federer, est-ce une motivation de le rejoindre ou de le dépasser au moment où votre rivalité semble repartie de plus belle?
R.N: "Je suis très heureux de ce que j'ai réussi, j'ai gagné l'US Open. Me comparer à Roger n'est pas une motivation. L'important c'est que je gagne, peu importe s'il en gagne un, deux ou 24 de plus. Je ne vois pas la vie ou ma carrière en me comparant avec les autres, dans la vie il y aura toujours quelqu'un qui aura plus d'argent que toi. C'était difficile à imaginer il y a huit ou neuf mois que Roger et moi, nous allions gagner les quatre tournois du Grand Chelem de l'année. Merci à la vie pour cette opportunité, notre rivalité est importante pour notre sport, en raison de notre opposition de caractère et de style, mais ma rivalité avec Novak (Djokovic) est aussi importante".

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