Rafael Nadal US Open
Rafael Nadal, intouchable en finale de l'US Open | MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

US Open : Nadal remporte la finale contre Kevin Anderson

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Dans un tournoi chamboulé par les forfaits et les défaites surprises, Rafael Nadal a fait respecter la loi et la logique en s'imposant en finale face au Sud-Africain Kevin Anderson (6-3, 6-3, 6-4). L'Espagnol, qui conforte sa place de numéro 1 mondial, remporte son 16e titre du Grand Chelem, le 3e à New York, au terme d'un match qu'il a dominé de bout en bout.

Retour vers le futur. Les "revenants" Rafael Nadal et Roger Federer ont donc remporté les quatre tournois du Grand Chelem de cette saison 2017. Comme au bon vieux temps. Si le Suisse avait repris l'avantage à Wimbledon, l'Espagnol a égalisé à Flushing Meadows au terme d'un tournoi complètement fou mais dont l'issue relevait finalement de la logique implacable. Kevin Anderson, l'invité surprise de cette finale, a donné un temps l'illusion de pouvoir créer la sensation pour, peut-être, devenir le vainqueur le plus surprenant depuis Thomas Johansson à l'Open d'Australie en 2002 mais le Sud-Africain était trop limité techniquement pour espérer renverser l'ogre. Son poing brandi après chaque coup gagnant ne pouvait pas masquer la supériorité du numéro 1 mondial. 

Ce dernier, après une entame marquée par une relative fébrilité (4 premières occasions de break manquées), a progressivement intensifié son jeu pour littéralement étouffer la tête de série n°28. Jamais aussi dangereux que lorsqu'il fait la course en tête, Nadal s'est détaché à 3 partout. Une grossière faute en coup droit d'Anderson lui ouvrait la porte de la première manche. Il s'y engouffrait férocement pour conclure le set d'une volée de velours en revers (6-3 en 58 minutes de jeu). Le plus dur était sans doute fait pour le Majorquin. Le seul finaliste de l'ère open de plus de deux mètres (2,03m) avait beau tenter de résister, son seul service ne le protégeait pas des retours acérés de Nadal. A 3-2, ce dernier venait une nouvelle fois ravir l'engagement adverse au filet et concluait la manche sans plus d'inquiétude (6-3).

La série sur dur avait assez duré...

Mettant au supplice les grand compas d'Anderson avec ses revers courts croisés, le numéro 1 mondial n'avait plus qu'à foncer vers son 74e titre en carrière et son 16e Grand Chelem, qui lui permet de revenir à 3 longueurs de Roger Federer. Anderson lui facilitait la tâche d'entrée de set avec une énième attaque forcée (au total il totalisera 40 fautes directes contre 11 à son adversaire...) Le contraste entre la sérénité papale que dégageait Nadal et la brutalité de ses frappes était saisissante.

Le Sud-Africain, "rescapé" de la partie inférieure du tableau désertée depuis longtemps par tous les favoris, ne pouvait plus prolonger le miracle. Il sauvait une balle de match mais cédait quelques secondes plus tard sur un magnifique service-volée (6-4) ! Nadal, en signant une 3e victoire à "Big Apple" après ses succès de 2010 et 2013 contre Djokovic, met également un terme à une disette de 34 tournois sur dur sans victoire ! Si l'attente c'est le plaisir alors Rafael Nadal a toutes les raisons d'être heureux ! 

Julien Lamotte