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Un accord de "naming" espéré début 2015 pour le futur Bercy

En configuration basket

En configuration basket | Crédits photo : agence DVVD (D. Vaniche, V. Dominguez, B. Potel) / illustrations A.zuga

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Publié le 28/10/2014 | 14:47

La direction du Palais omnisports de Paris-Bercy, qui a entamé en mars un vaste lifting devant s'achever fin septembre 2015, espère dénicher un partenaire de "naming" au début 2015, a-t-elle annoncé ce mardi. "Nous espérons soumettre début 2015 voire au printemps un nom à l'approbation de la mairie de Paris qui est propriétaire de la salle", a affirmé le directeur général du POPB Julien Collette lors d'une conférence de presse.

Pratique de plus en plus répandue, le "naming" - cession à une marque du  nom d'un stade - doit permettre de sécuriser le plan de financement du chantier  de rénovation de la plus grande salle omnisports de l'Hexagone, dont le montant  total est évalué à 140 millions d'euros.

Plus de 20 000 places

Pour mener à bien la mue du POPB qui passera de 17.000 à 20.300 places au  maximum (configuration concert), la direction a contracté un emprunt de 125  millions d'euros. Le reste des dépenses est assuré par des fonds propres. Julien Collette espère obtenir un accord se rapprochant de ce qui a été  réalisé à Londres pour l'O2 Arena, hôte du Masters de tennis, et à New York  avec le Barclays center, occupé notamment par les Nets de Brooklyn (NBA). Pour  donner un ordre d'idée, l'entreprise de télécommunications O2 investit 6  millions de livres (7,6 M EUR) par an pour la salle londonienne. 

Ce montage a été imaginé pour ne pas utiliser de fonds publics et ne pas  augmenter les prix de mise à disposition de la salle.  A partir de 2017, voire  2018, Bercy devrait générer 1 à 2 millions d'euros de bénéfices par an, selon  Julien Collette. Inauguré en 1984, Bercy, avait besoin d'un lifting pour rester attractive  et s'aligner sur les arénas étrangères, plus récentes. A terme, l'aspect  extérieur du POPB ressemblera beaucoup à son architecture actuelle. "Construire  un nouveau bâtiment aurait fait peur aux gens", estime l'architecte Daniel  Vaniche, qui veut en faire un "véritable lieu de vie qui dialogue avec  l'extérieur". 

Aménagement de restaurants et poursuite de la modernisation de la patinoire  Sonja-Henie sont notamment prévus dans la deuxième phase des travaux, qui doit  reprendre le 9 décembre prochain. La première phase s'est achevée le 13 octobre  pour permettre la tenue du tournoi de tennis masculin et une trentaine de  concerts. Elle a consisté en la démolition des marches géantes en granit  prisées par les skateurs et la création d'une passerelle extérieur reliant la  salle au belvédère du parc de Bercy.

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