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Tsonga, Monfils et Gasquet, analyse de leur jeu sur terre battue

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Publié le 18/11/2014 | 13:35, mis à jour le 18/11/2014 | 17:57

Après toute une semaine de préparation passée sur la terre battue de Bordeaux, les joueurs français sont fin prêts pour la finale de la Coupe Davis. Patrice Dominguez, consultant France Télévisions, dresse un portrait de chacun des prétendants à une place en simple (Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Richard Gasquet), trois jours avant le début de la rencontre entre la France et la Suisse, à Lille (dès vendredi en direct sur France 2 à partir de 13h50).

Jo-Wilfried Tsonga: "Un esprit de conquêt​e mesurée"

"La terre battue est une surface qui lui convient dès lors qu'il est à son bon poids et que son plan de jeu est simple.Il ne doit pas être dans l'excès sur son premier coup de raquette. S'il a le même état d'esprit que lorsqu'il bat Federer à Roland-Garros en 2013, il est capable de battre tout le monde. Il peut tenir l'échange, mais ne peut pas compter que sur sa puissance. Il doit être simple, et être moins ambitieux sur son premier coup, pour d'abord faire reculer son adversaire. Il doit avoir un esprit de conquête mesurée. Bien sûr, c'est en allant vers l'avant qu'il gagnera. Il doit rester résolument offensif, mais il doit faire travailler son adversaire. 

L'erreur serait de trop vouloir décroiser son coup droit, car il commet alors plus de fautes ce qui peut le frustrer. Et dans ce genre de rencontre sous tension, c'est très préjudiciable.Jo-Wilfried Tsonga doit composer avec son service, une arme à faire des points gratuits mais surtout une arme pour préparer son point avec une bonne variation. Sa longueur de balle sera un élément essentiel."

Richard Gasquet: "Accepter de ne pas reculer"

"Richard Gasquet n'a pas de meilleure surface, tant sa qualité technique est grande. Mais il n'est très bien sur terre battue que s'il accepte de ne pas reculer. Lorsqu'il est loin de sa ligne de fond, son coup droit est moins efficace, et il a l'impression de faire des efforts considérables, ce qui a une grosse influence sur son mental. Face aux meilleurs joueurs, il ne peut pas céder de terrain. Son autre bataille, c'est sa première balle. Il doit s'engager en permanence dans son service, sinon il sera systématiquement sous pression. 

Le Biterrois a un état d'esprit très positif. La confiance l'anime. La demi-finale de la Coupe Davis contre la République tchèque a été très importante pour lui. Il a ressenti la confiance de tous, et il a besoin de cela. Il est devenu un joueur de Coupe Davis. Il faut d'ailleurs qu'il joue dans le même état d'esprit que contre Berdych."

Gaël Monfils: "C'est le mentaliste pour ce genre de rencontres"

"C'est sa meilleurs surface, même si en indoor il joue très très bien. Mais sur terre, en plus d'être un gros frappeur, c'est un gros défenseur. Toutes ses qualités s'expriment sur cette surface: sa puissance, son physique, son service, ses glissades... Et il est capable de se sublimer dans ce genre de match. Certes, il n'a pas beaucoup joué dernièrement. Ce n'est pas un handicap. Il n'est pas blessé et a une furieuse envie de réussir. Il est capable de jouer bien au-dessus de son niveau habituel.

Il sert bien, varie bien, et a inquiété Federer à l'US OPen. Il peut réaliser un exploit s'il est aligné le premier jour. C'est le mentaliste pour ce genre de rencontres. Mais il ne doit pas trouver à 2.5m de sa ligne de fond, sinon il se trouvera en difficultés en défense. Trop reculer peut lui coûter physiquement et mentalement contre les Suisses."

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