Lucas Pouille
Le tennisman français Lucas Pouille. | Thomas Kienzle / AFP

Lucas Pouille fait fi des critiques de Bernard Giudicelli

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Vainqueur du tournoi de Stuttgart dimanche, Lucas Pouille a à la fois démontré qu’il montait en puissance pour Wimbledon (du 3 au 16 juillet) et répondu de la meilleure manière aux récentes critiques du président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli.

En soulevant le troisième titre ATP de sa carrière, aux dépens de l'Espagnol Feliciano Lopez (4-6, 7-6 (7/5), 6-4), Pouille a d’abord confirmé qu’il joue depuis plusieurs mois à son meilleur niveau. "C'est un premier titre sur gazon, c'est vraiment sympa (...) Je suis très heureux, content de mon niveau de jeu. A 23 ans, il réalise tout simplement sa meilleure saison. Les prémices de cette ascension datent de l’an passé, avec un surprenant quart de finale à Wimbledon puis à l'US Open. Peu après il avait remporté son premier titre en septembre 2016 à Metz.

Cette nouvelle performance devrait par ailleurs recueillir un certain écho du côté de la FFT, où son président n’avait pas été tendre avec le Nordiste après son élimination au troisième tour de Roland-Garros. S’exprimant sur les résultats décevants des Tricolores, Bernard Giudicelli avait particulièrement visé Lucas Pouille, battu par l'Espagnol Albert Ramos (20e) en cinq sets (6-2, 3-6, 5-7, 6-2, 6-1). « Ce qu’il a manqué aux Français, c’est la grinta. Quand un coach dit qu’un joueur peut passer huit heures sur les courts sous 45 degrés et qu’il a des crampes au quatrième, c’est qu’il y a un problème. Il faut arrêter les mots. Il faut travailler selon les normes du tennis moderne. C’est-à-dire avoir une capacité physique, une caisse très tôt et aussi travailler la tête. »

Niveau mental, on ne peut pas dire que Pouille ait eu une grosse défaillance à Stuttgart. Invité au tournoi allemand, le natif de Grande-Synthe est passé tout près de l’élimination dès le premier match, sauvant brillamment d’un incroyable réflexe au filet une balle de match contre l'Allemand Struff. Tombeur par la suite d’un autre Allemand, le coriace Kohlschreiber, puis son compatriote Benoît Paire dans une demi-finale serrée (7-6, 7-5), il a finalement conclu cette semaine de la meilleure des manières.

N.2 français

Pouille se retrouve à la 15e place mondiale, fort d’un deuxième titre cette saison après Budapest en avril contre le Britannique Aljaz Bedene, quelques semaines après s’être incliné en finale à Marseille face à Jo-Wilfried Tsonga. S’offrir un premier trophée sur gazon à deux semaines du début de Wimbledon est très encourageant. A Londres, Lucas Pouille espère atteindre une nouvelle fois les quarts de finale, voire un peu plus s’il reçoit les encouragements du président de la FFT…

Romain Bonte