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France - Galles: Les déclarations marquantes des Français après la victoire

Le deuxième ligne Yoann Maestri plaqué par deux Gallois

Le deuxième ligne Yoann Maestri plaqué par deux Gallois | FRANCK FIFE / AFP

Par notre envoyé spécial

Publié le 18/03/2017 | 20:21, mis à jour le 19/03/2017 | 11:41

Entre la victoire, les 20 minutes d'arrêts de jeu, la tension sur les bancs de touche et sur le terrain, la morsure qu'a montrée George North, les sujets étaient nombreux pour l'après-match. Dans le camp français, tout a été abordé. Et comme souvent, Yoann Maestri, l'expérimenté 2e ligne toulousain, a été franc. Mais pour tous, au-delà de la fatigue qui se lisait sur les visages, il y avait surtout la satisfaction d'une troisième victoire dans ce Tournoi des 6 Nations.

Yoann Maestri: "Il y a beaucoup d'émotion d'avoir renversé la vapeur, mais aussi du dégoût d'avoir été arbitré comme ça. Si on avait été au pays de Galles, ou en Australie, cela ne serait pas arrivé. Il y a énormément de frustration et un sentiment d'injustice. En plus, avec Rabah (Slimani), on avait été éliminé en Coupe du monde en 2007, à la 100e minute, par le pays de Galles de Halfpenny au pays de Galles. Il y avait aussi ce grand sentiment d'injustice, et on s'était battu comme des chiffonniers ce qui avait valu de lourdes suspensions. Là, si on a le même comportement que les Gallois, on le paye cash.

On a été arbitré comme une petite équipe, et cela me peine beaucoup. On parle beaucoup de fair-play, mais les arbitres anglo-saxons nous prennent pour des tricheurs, alors qu'ils devraient regarder ce qu'ils font. Il y a toujours une connivence entre les arbitres anglo-saxons et les équipes anglo-saxonnes, qui peut être dérangeante, et qui prend toute son ampleur dans ces moments. Toutes les 30 secondes, les joueurs leur parlent. Entre pratiquement la guerre nucléaire sur le bord de touche, et l'arbitre qui était alpagué par les Gallois tout le temps... (au sujet de la morsure dont s'est plaint George North dans les arrêts de jeu) Oui j'ai vu la morsure. Mais c'est peut-être un de ses copains. En tout cas, j'espère que si c'est un Français, il ne se fera pas attraper."

Yannick Bru: "C'était intense, très intense. On est admiratif de ce qu'on été cherchés les joueurs. Ils ont montré une grande force de caractère. Nous qui sommes habitués à perdre des ballons dans la zone de marque, on sait maintenant qu'on peut marquer. On a aussi démontré qu'on était plus têtu que Wayne Barnes, et croyez-moi, ce n'est pas facile. Il a été particulièrement sévère avec nous. Mais il avait gardé le meilleur pour la fin. On savait que rien ne nous serait toléré. (Sur la sortie de Uini Atonio dans les arrêts de jeu pour faire entrer Rabah Slimani) Je vais couper court à cette polémique. Le docteur nous a dit qu'il avait pris un choc à la tête, et qu'il lui avait fait passer le protocole commotion. Dans le vestiaire, c'était un grand moment, de la communion, des pleurs... Les joueurs ont eu envie d'écrire leur histoire."

Gaël Fickou: "Nos avants ont fait un énorme boulot. Cette fin de match a été très longue, très dure entre tout ce qui se passait sur la touche et sur le terrain... On attendait forcément l'essai de pénalité, qui aurait dû arriver logiquement tellement on dominait en mêlée. C'est génial de finir comme ça. C'est un beau moment. A savourer. J'espère que c'est le début de quelque chose. Bien sûr, on a pensé à cette 8e place mondiale en vue du tirage au sort de la Coupe du monde. On s'est donné les moyens d'y rester. Cela faisait qu'on n'avait pas gagné les Gallois. A 14, on a beaucoup souffert. Mais Virimi a super bien défendu. Il a pris un carton jaune, mais s'il n'était pas intervenu, on aurait pris un essai."

Kevin Gourdon: "On est allé se le chercher, malgré toutes nos erreurs. On a rendu trop de ballons dans ce match, et après un bon début de match, notre jeu s'est enrayé. On savait que si on donnait une once de faute, l'arbitre l'aurait prise."

Cyril Baille: "Vingt minutes de prolongation, c'est quand même incroyable. On a gagné avec les tripes, ce qui prouve qu'on est une bande de potes."

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