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Top 14 : RCT-CO, Stade Toulousain-Racing, le tournant de la 24e journée

Semi Kunatani (Toulouse)

Semi Kunatani (Toulouse) | REMY GABALDA / AFP

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Publié le 15/04/2017 | 07:46, mis à jour le 15/04/2017 | 10:13

Le championnat de France n’a jamais été aussi serré depuis son passage en poule unique. Hormis le leader rochelais, déjà qualifié, et les deux derniers, Grenoble et Bayonne, tous les clubs peuvent espérer terminer dans le top 6 qui donne le droit de rêver au Bouclier de Brennus. A ce titre, quatre matches seront déterminants ce week-end : Toulon-Castres, Brive-UBB, Stade Français-Pau (ce samedi) et Toulouse-Racing (dimanche).

Une phase finale sans le Stade Toulousain ?

C’est le gros point d’interrogation de ce printemps. Toulouse, sacré champion de France à 19 reprises, va-t-il rater la qualification pour la première fois depuis 41 ans ? Le club le plus titré de l’ovalie hexagonale est dos au mur avant les trois dernières rencontres de la saison régulière. Il a certes l’avantage de recevoir deux fois (Racing 92 et Bayonne) pour un déplacement chez le voisin castrais, mais il doit s’imposer à chaque fois pour passer. Le match de ce dimanche contre le champion de France francilien sera décisif. Malheureusement pour les Rouge et Noir, plusieurs cadres manqueront à l’appel Maestri, Baille, Tolofua ou Doussain. Les Ciel et Blanc retrouvent eux leurs blessés même si la saison de Dimitri Szarzewski est terminée.

Toulon-Castres, une rivalité aiguisée

Affiche de la finale en 2013 (succès surprise du CO) et en 2014 (revanche du RCT), le choc Toulon-Castres exhale toujours un parfum particulier. Entre le club de la Rade et ses stars planétaires, et le rival tarnais davantage tourné vers un rugby de terroir, les matches sont toujours engagés, virils. Cette fois, la qualification est en jeu. En cas de victoire, les Varois conforteraient leur 4e place synonyme de barrage à la maison, et pourraient même lorgner sur le 2e rang qui permet d’accéder directement aux demi-finales disputées fin mai à Marseille. Le CO reste l’un des mieix placés pour le Top 6 mais son calendrier est ardu : Toulon et Brive à l’extérieur, Paris et Toulouse à Pierre-Antoine, il y a plus facile. Le Ercété sera privé de Giteau, Manoa, Clerc, Orioli et Méric. Castres déplore les forfaits de Capo Ortega et Lassalle.

Brive, Pau : les surprises du chef

Comme La Rochelle, leader incontesté de ce Top 14, le CAB et la Section n’étaient pas attendus à pareille fête cette saison. Corréziens et Béarnais réalisent un parcours rafraîchissant et ils visent clairement les play-offs : malgré les absences de Galala, Toetu et Namy, les Brivistes peuvent écarter un concurrent direct ce samedi (Bordeaux-Bègles) tandis que Pau –même privé de Slade et Smith- semble en mesure de gagner à Jean-Bouin avant les retrouvailles entre ces deux outsiders le 29 avril pour un duel probablement décisif au Hameau.

La Rochelle et Clermont en danger

Si Montpellier n’a rien à craindre de la réception d’un Aviron bayonnais relégué en Pro D2 depuis la semaine dernière, le Stade Rochelais et son dauphin clermontois s’attendent à quelques secousses respectivement à Lyon et Grenoble. Le leader, qui reste sur 10 succès consécutifs, trouvera à Gerland un Lou remonté qui n’a concédé qu’un seul échec chez lui. Quant à l’ASMCA, elle passera un bon test au stade des Alpes à une semaine de sa demi-finale européenne contre le Leinster. En cas de défaite en Isère, Clermont perdrait sa 2e place au détriment de Montpellier qui possède un match en retard à disputer, contre le Racing. La pression est sur les Jaunards.

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