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Le XV de France cède contre l'Afrique du Sud

La pression es Springboks a fini par faire plier le XV de France

La pression es Springboks a fini par faire plier le XV de France | AFP- Gianluigi Guercia

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Publié le 10/06/2017 | 18:53, mis à jour le 10/06/2017 | 21:48

Il n'y a pas eu de miracle pour le XV de France, battu par les Springboks (37-14) samedi à Pretoria pour le premier de sa série de trois tests-matches en Afrique du Sud. Et pourtant, le score est très sévère pour des Bleus qui ont mis beaucoup d'envie et de mouvement, mais dont l'élan a été stoppé à l'heure de jeu par un essai de pénalité contestable et un carton jaune en leur défaveur. Ensuite, entre des Français usés après un long championnat, et des Sud-Africains en pleine saison, bénéficiant de largesses arbitrales, la mission est devenue impossible pour les hommes de Novès. Les deux équipes se retrouveront samedi prochain à Durban.

Ce match s'est en fait joué sur dix minutes. D'abord sur un ballon faisant suite à coup à suivre, disputé dans les airs entre le Sud-africain Rhule et Brice Dulin, dans l'en-but tricolore. Alors que les deux joueurs semblaient jouer le ballon, et que celui-ci échappait à l'ailier Boks, l'arbitre néo-zélandais M.Jackson, demandait la vidéo pour une hypothétique faute bleue. Faute qu'il percevait finalement sur un vague mouvement du bras de l'arrière français. Résultat de cette seule action: un essai de pénalité évidemment transformé sous les poteaux, et un carton jaune pour Dulin. Autant dire, que le match était plié sur cette seule décision, alors que les Français, après avoir bataillé en première période, et tenu la distance dans le combat comme dans les lancements de jeu, venaient de revenir à deux petits points de leurs adversaires cinq minutes plus tôt sur un essai de rapine signé Baptiste Serin (16-14). Tout de suite après cet essai de pénalité, Serfontein enfonçait le clou en profitant de nouvelles largesses, après une touche.

Un "fait de jeu" décisif

Mais ce fait de jeu désorganisait considérablement le XV de France en même temps qu'il lui mettait un sérieux coup au moral. Certes, les Springboks, très solides en conquête, inscrivaient deux nouveaux essais par la suite, en profitant d'un réelle baisse de régime des coéquipiers de Maestri et Picamoles, et sans doute devaient finir par l'emporter, mais les Français, au vu de leur prestation et de leur volonté incessante d'avancer et de faire courir le ballon, ne méritait un tel camouflet. Certes, ils ont pas eu assez de munitions pour se mettre davantage encore en position de faire la différence, et dans les dernières vingt-minutes ils ont manqué de souffle, mais jusqu'au bout ils ont essayé de franchir le très dense rideau défensif des Boks. 

Concernant le bilan de ce premier test, il y a évidemment les ballons perdus, les actions quelquefois mal structurées, beaucoup de plaquages manquées, des difficultés en mêlées, quelques erreurs dans la finition, et quelques fautes d'attention ou d'indiscipline, réelles ou supposées, et il y surtout le score, lourd, de nature à laisser penser que les Français sont passés à côté de leur match. Et pourtant, ils ont vraiment fait de la résistance. Mais ils ont fini par céder physiquement. Les Bleus devront donc repasser pour tenter de décrocher leur premier succès face aux Springboks depuis 2009 (trois défaites de rang). S'ils veulent que ce soit dès samedi prochain à Durban, ils ont beaucoup de secteurs à améliorer. Sans toutefois changer leur philosophie de jeu.    

Déclarations

Guy Novès, sélectionneur du XV de France: "A chaud c'est un peu compliqué à expliquer mais globalement on a été pris dans tous les secteurs. On n'était pas assez conscient de la qualité athlétique des joueurs sud-africains, peut-être. Ensuite, à partir du moment où on est bousculé dans l'engagement physique, c'est très compliqué de mettre notre rugby en place. . La défense est vraiment pointée du doigt, mais il n'y a pas que ce secteur. Il y a eu des plaquages manqués individuels, c'est sûr qu'on a été en-dessous de notre niveau, et de celui qu'on avait lors du dernier Tournoi."Là, je suis dans mes petits souliers, je me sens complètement responsable de ce genre de rencontre. Mais avec le staff on va rapidement étudier le match de bout en bout, même si je n'ai presque pas envie de le regarder, c'est ironique. A titre individuel quelques joueurs ont répondu comme tous auraient dû répondre. Mais peut-être que la faillite des uns est liée à la qualité de l'adversaire."

Alister Coetzee, sélectionneur de l'Afrique du Sud:  "Nous avons refermé le chapitre de 2016. Je suis très content de ceux qui ont débuté. Cette équipe croit en ses capacités à créer du jeu, et en différentes formes de jeu. Mais les Français ont joué sans de nombreux cadres, ils nous ont mis sous pression, donc il y a encore beaucoup de boulot. Je suis content de la performance, pas seulement de la victoire."

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