Jonathan Pelissié (Montpellier)
Jonathan Pelissié | PASCAL GUYOT / AFP

Montpellier sans panache devant Trévise

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Montpellier a sans doute réussi le minimum en s'imposant (27-10) à Trévise pour son premier match de Coupe d'Europe (poule 5). Mais le moins que l'on puisse dire, est que les Héraultais, qui n'ont pas réussi leur pari de prendre le bonus offensif, ont eu les pires difficultés à prendre la défense italienne en défaut. Ils n'ont pu faire vraiment la différence que dans le dernier quart d'heure.

Début poussif pour Montpellier

Dans une rencontre perpétuellement hachée par un arbitre irlandais pointilleux, les deux équipes se sont surtout appliquées à soigner leurs mêlées, sans doute un peu chahutées, mais surtout trop souvent sanctionnées. Le manque de discipline des deux côtés n'a pas non plus permis un match très emballant, d'autant que, lorsque les Montpelliérains ont eu l'occasion de mettre le pied sur l'accélérateur, ils ont manqué de clairvoyance pour bien négocier les surnombres qui s'offraient à eux. Résultat: le MHR ne devait compter que sur des pénalités pour faire la différence : 9-3 à la pause. 

La deuxième période se déroulait sur les mêmes bases, des accrocs en mêlées, des difficultés à passer la ligne d'avantage pour Montpellier, alors que Trévise s'arc-boutait sur son jeu d'avants. Et puis, un peu avant l'heure de jeu, alors que Montpellier menait 12-3 sur quatre pénalités de Paillaugue, Fabien Galthié décidait de donner du mouvement à son équipe, en lançant quelques joueurs habituellement titulaires mais qu'il avait pris soin de laisser sur le banc pour ne pas trop les "griller" avant les prochains gros rendez-vous. Bien lui en prit.

Les Italiens craquent

A peine dix minutes plus tard, Montpellier, en supériorité numérique, mettait la pression, dans une série de mêlées éprouvante pour le Benetton, l'arbitre donnant ainsi plusieurs pénalités à l'avantage des Héraultais. Jonathan Pélissié, l'homme fort de ce début de saison, toujours très prompt dans ce genre d'exercice, jouait rapidement pour lui même, derrière son pack qu'il contournait pour surprendre la défense italienne et aller marquer entre les poteaux le premier essai du match (66e, 22-3) qu’il transformait lui-même. Trévise encaissait le coup et durant ces quelques minutes de flottement qui suivaient, Combezou en profitait pour doubler la mise, à la conclusion d'une nouvelle action orchestrée par Pélissié, lequel sortait rapidement le ballon derrière un maul.

Les Italiens, qui n'ont jamais fermé le jeu, mais se sont battus avec leurs moyens, ont sauvé l'honneur par un essai de Loamanu après plusieurs impacts sur la ligne de Montpelier. C'était tout pour une rencontre sans grandes envolées que M.Philipps a sans doute rendue beaucoup trop fade.

Christian Grégoire