Serena Williams
Serena Williams a décroché samedi à Roland-Garros son 20e titre majeur | ROBERT GHEMENT/EPA/MAXPPP

Serena Williams "comme dans un rêve"

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Serena Williams, lauréate d'un vingtième titre majeur samedi à Roland-Garros après avoir dû lutter contre une grippe, avait l'impression d'être "dans un rêve" tant ce tournoi a été "dur" à gagner.

- Vous avez été malade et menée à plusieurs reprises durant le tournoi. Cette victoire est-elle particulière pour vous?
"Je voulais tellement gagner cette année. Je voulais saisir toutes les occasions pendant ce match. J'ai été menée au deuxième et troisième tours ainsi qu'en huitièmes de finale et en demies. La dernière fois que j'étais en finale (en 2013), j'étais tellement nerveuse. Cette fois-ci, pas tant que ça. Je n'arrivais pas à sortir mes coups, mais elle en a sorti de très bons coups. J'ai fait beaucoup de doubles fautes sur mon service (9), qui m'a lâchée. Elle a vu que je n'arrivais pas à me décontracter et c'est là qu'elle a mieux joué. Elle voulait vraiment gagner. Et cela m'a rendu les choses difficiles. C'était sûrement le tournoi le plus dur à gagner. Je n'arrive même pas encore à y croire."

- Que représente le fait de gagner un vingtième titre majeur et pensez-vous être capable de réaliser le Grand Chelem sur une année?
"Je n'ai pas eu le temps de réaliser, vous savez. J'étais encore en train de fêter le dix-neuvième, que je suis déjà arrivée à vingt. C'est un peu comme dans un rêve. Je me dis : C'est ça ma vie, vraiment ? Est-ce que ça se passe vraiment, maintenant ? C'est spécial et bizarre ! Ce serait fabuleux de remporter les quatre cette année évidemment. Mais c'est déjà superbe d'en avoir gagné vingt."

- Comment avez-vous vécu les dernières 48 heures?
Un cauchemar ! Après les demi-finales (jeudi), j'étais complètement à côté de la plaque. Et j'ai eu du mal à rentrer à la maison. Je suis arrivée, j'ai pris une douche, je me suis mise au lit, et là, je ne l'ai pas quitté avant peut-être 16 ou 17h00 hier (vendredi)... Je me disais : Il faut que je marche, il faut que je sorte. Là, je n'en peux plus d'être enfermée. J'ai besoin d'air, il faut que je respire. Je suis allée marcher puis je suis rentrée et c'était encore pire. J'ai parlé avec les physios, les docteurs, le kiné, et j'ai même dit au kiné : Je ne suis pas sûre de pouvoir jouer. Parce que vraiment, je me suis dit : Non, là c'est mal parti. Hier soir (vendredi), c'était terrible. Mais ils m'ont aidée. J'ai un petit peu tapé la balle ce matin (samedi). Je ne tapais pas mal. Je me suis dit : D'accord, ça fait 30 ans que je joue, je sais jouer au tennis. Il n'y avait plus qu'à jouer le match."