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Paradise Papers - Nike et Lewis Hamilton épinglés

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Les nouvelles révélations des "Paradise papers", mettant au jour les pratiques d'optimisation fiscale à l'échelle mondiale (ce soir dans l'émission Cash Investigation à 20h55), ont éclaboussé le fabicant Nike et le pilote automobile Lewis Hamilton. Le géant américain aurait ainsi créé des sociétés offshore aux Bermudes, qui perçoivent les droits des filiales pour utiliser les droits sur la marque. Quant au pilote britannique, c'est pour acheter un jet qu'il a utilisé une société écran sur l'île de Man, permettant d'économiser la TVA sur cet achat.

La reine d'Angleterre, le groupe Robert Louis-Dreyfus, Apple, Bono (le chanteur de U2)... Les nouvelles révélations du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) épinglent encore de nombreuses personnes ou entreprises (Cash Investigation ce mardi soir à 20h55 sur France 2). Dix-huit mois après les "Panama Papers" portant sur la fraude fiscale, l'ICIJ, qui regroupe 96 médias de 67 pays, a commencé dimanche à dévoiler sa nouvelle enquête, après un an de travail basé sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers, provenant notamment du cabinet international d'avocats Appleby, basé aux Bermudes.

Dans le monde du sport, c'est également le cas. Le fabricant d'articles de sports Nike a lui créé des sociétés offshore aux Bermudes et c'est à celles-ci que les filiales de Nike devaient verser des centaines de millions d'euros pour utiliser les droits sur la marque. Avec les sommes importantes payées pour les licences, les bénéfices du groupe dans le monde ont été diminués, et donc le montant des impôts payés par Nike.

Quant à Lewis Hamilton, le quadruple champion du monde de F1, il a utilisé une société-écran sur l'île de Man pour économiser la TVA lors de l'achat d'un nouveau jet privé de plus de 4 millions d'euros.

Ces révélations ne sont sans doute qu'un début.

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