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Rio 2016 – L’édition des grandes premières

Kimia Alizadeh Zenoorin après sa médaille historique en Taekwondo

Kimia Alizadeh Zenoorin après sa médaille historique en Taekwondo | Robert F. Bukaty/AP/SIPA

Par notre envoyé spécial

Publié le 21/08/2016 | 17:35, mis à jour le 21/08/2016 | 18:41

Ces JO de Rio 2016 ont été émaillés de belles surprises permettant à des nations peu coutumières de distinctions, d'inscrire leur nom au palmarès. Retour sur ces récompenses olympiques aux allures de grande première qui ont provoqué la liesse populaire, de la médaille de bronze pour une Iranienne en taekwondo, au titre pour les Fidji en rugby à VII.

  • Kimia Alizadeh, première femme Iranienne médaillée olympique

Elle est entrée dans l’histoire de son pays. La taekwondoïste Kimia Alizadeh Zenoorin est devenue, à 18 ans, la première femme médaillée olympique d’Iran, en empochant le bronze, jeudi, après sa victoire sur la Suédoise Nikita Glasnovic. "Je suis contente que nous (les femmes) ayons gagné une médaille et cela avant tout pour les Iraniennes. Nous aurons dans le futur plus de femmes qui brilleront", a-t-elle déclaré après son podium.

Une récompense qui n’a pas manqué de réjouir son pays et son président Hassan Rouani. "Ma fille Kimia, tu as provoqué la joie de tous les Iraniens et en particulier des femmes. Je te souhaite la joie éternelle", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. Un enthousiasme qui s’est répandu même dans les milieux plus conservateurs. L’agence Fars, considérée comme proche des Gardiens de la révolution islamique a salué "Kimia, l’historique", ajoutant que "cette médaille valait de l’or".

  • Le sacre historique des Fidji

C’est une première médaille et elle est en or pour ce petit archipel de l’océan Pacifique. L’équipe de rugby à VII, après avoir dominé son tournoi de la tête et des épaules a écrasé en finale 43 à 7, la Grande-Bretagne. Régulièrement cités comme les rois du rugby à VII, les Fidjiens ont confirmé qu’ils étaient de véritables magiciens du ballon ovale en emportant la premier titre de ce sport devenu olympique lors de cette édition 2016.

"Nous sommes peut-être une petite nation de moins d’un million d’habitants mais nous sommes forts. Nous avons des ressources limitées mais nous sommes déterminés et imbattables", a déclaré Voreqe Bainimarama, le premier ministre fidjien lors de l’hommage rendu aux rugbymen chez eux, où ils ont été accueillis en héros. Le lendemain, un jour férié pour les célébrer était décrété.

 
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  • Battre Phelps pour ouvrir le compteur de Singapour

Pour ouvrir le compteur de médaille olympique de son pays, il lui aura fallu battre Michael Phelps sur le 100 mètres papillon. Rien que ça. Et il l’a fait, Joseph Schooling. Certains des 5,5 millions d’habitants de cette cité-État ont, à l’image des Fidjiens, réclamé un jour férié. D’autres se sont empressés de rejoindre les salles de jeu pour y miser le chiffre 5039, correspondant au temps du nouveau roi de sa discipline. Et encore plus lors du retour du nageur chez lui qui a eu droit à une parade géante dans les rues de la capitale.

  • L’or pour le Tadjikistan

Le Tadjikistan avait déjà remporté deux médailles. L’une en argent en lutte libre et l’autre en bronze en judo. C’était à Pékin, en 2008. Portant tous les espoirs des 8 millions d’habitants de ce pays montagneux d’Asie centrale, Dilshod Nazarov a enlevé l’or, vendredi, en remportant l’épreuve du marteau grâce à un jet à 78,68m lors de son cinquième essai.

Un retour en grâce pour l’athlète, deux ans après un contrôle anti-dopage limite fin 2012.

  • Une magnifique entrée en matière pour le Kosovo

La bannière bleue aux six étoiles en a désormais une septième. Celle apportée par la judoka Majlinda Kelmendi, devenue la toute première championne olympique de son pays, le Kosovo, dont elle était aussi le porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture.

Un État enfin reconnu par le CIO comme le 205e Comité national olympique après 22 ans de refus. Kelmendi s’est imposée en finale des moins de 52 kg face à l’Italienne Odette Giuffrida.

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  • La Côte d’Ivoire pour imiter le Nigeria

Pas qu’un pays, c’était tout un continent qui était derrière l'Ivoirien Cheick Cissé, samedi, lors de la finale des moins de 80 kg en taekwondo. Il l’a emporté face au Britannique Lutalo Muhammad, apportant ainsi à la Côte d’Ivoire le premier titre olympique de son histoire. Le second pays africain en or après le Nigeria et ses deux titres olympiques. La Côté d’Ivoire, qui n’avait remporté qu’une seule médaille d’argent depuis 1984, a même fait coup double grâce à la taekwondoïste Ruth Gbagni, repartie avec le bronze, et devenant ainsi la première athlète Ivoirienne médaillée.

 
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