Denis Masseglia, Isabelle Lamour et David Douillet
Denis Masseglia, Isabelle Lamour et David Douillet | PHILIPPE MILLEREAU / DPPI MEDIA / DPPI

Isabelle Lamour conteste en justice la réélection au CNOSF de Denis Masseglia

Publié le , modifié le

Quelques semaines après l'attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris, le Comité national olympique français (CNOSF) pourrait être bousculé. Car Isabelle Lamour, candidate battue à la présidence du Comité en mai dernier, a décidé de déposer un recours devant le Tribunal de grande instance de Paris pour annuler le vote. Elle estime que le scrutin avait été "entaché de manquements manifestes au principe d'égalité des candidats et marqué par des irrégularités nombreuses".

Ils étaient trois sur la ligne de départ. Denis Masseglia, réélu pour un troisième mandat le 11 mai dernier avec 556 voix sur les 998 exprimés au 1er tour, avait pris le meilleur sur David Douillet (54 voix) et Isabelle Lamour (385 voix). Mais cette dernière a rapidement contesté la bonne tenue de ce vote. Et aujourd'hui, elle annonce qu'elle a déposé un recours en justice, pour annuler le vote à la présidence du Comité national olympique et sportif français. 

"Madame Isabelle Lamour, présidente de la Fédération française d'escrime a déposé ce jour un référé auprès du TGI de Paris afin de demander l'annulation des élections du 11 mai dernier à la présidence du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), à laquelle elle était candidate", a-t-elle annoncé dans un communiqué envoyé à l'AFP. "Ce recours fait suite à une campagne pour la présidence du CNOSF et à un déroulement du scrutin entachés de manquements manifestes au principe d'égalité des candidats et marqués par des irrégularités nombreuses au regard des règles statutaires du CNOSF comme des principes généraux du droit électoral". Lors de cette journée, Isabelle Lamour avait reproché au candidat sortant d'avoir pris la parole à la fin de l'assemblée générale, juste avant le début du scrutin. 

Trois semaines après l'attribution des JO à Paris en 2024, cette démarche fait mauvais genre. "De façon responsable et pour préserver toutes les chances de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques, elle a attendu la session du CIO qui s'est tenue à Lima le 13 septembre 2017, session au cours de laquelle Paris a été officiellement désignée comme ville hôte pour 2024", indique le communiqué de la présidente de la Fédération française d'escrime.