Vous êtes ici

Florent Manaudou : "Des chances que les Jeux de Rio soient mes derniers"

Florent Manaudou.

Florent Manaudou. | PASCAL GUYOT / AFP

Par

Publié le 27/04/2016 | 11:25, mis à jour le 28/04/2016 | 17:49

En 2012, Florent Manaudou avait créé une surprise monumentale dans la piscine olympique de Londres, en s’adjugeant le titre sur 50m. Quatre ans plus tard, c’est en véritable patron de la discipline que le jeune Français de 25 ans se prépare en vue de Rio. Des Jeux qui pourraient bien être ses derniers…

Il y a quatre ans, c’était lui, la belle surprise des Jeux côté français. Tout juste champion olympique du 50m, à la quasi-surprise générale, Florent Manaudou entrait à seulement 21 ans dans le cercle très fermé des nageurs français vainqueurs aux JO. Cette année, à cent jours du début des Jeux de Rio, le frère de Laure est désormais l’une des têtes d’affiche de son sport, et considéré comme le patron du bassin. Mais cette olympiade pourrait bien être la dernière du jeune nageur.

C’est en tout cas ce qu’il a annoncé ce mercredi sur Europe 1. « Je ne sais pas si j'aurais la force de continuer encore quatre ans », a-t-il révélé, lui qui sera âgé de 29 ans pour les Jeux de Tokyo, et qui n’est donc plus sûr de vouloir se battre pour s’y qualifier. Ça va dépendre des résultats, sûrement (...). Je pense que je serais un peu vieux et que j'aurais envie de changement. Le sport de haut niveau, c'est compliqué de continuer au-delà de 30-35 ans. »

"On nage six jours par semaine"

Non-qualifié sur 100m nage libre, Manaudou se consacre entièrement à sa discipline de prédilection qu’est le 50m pour préparer Rio, et tenter d’y conserver son titre. Ce qui serait une première pour un nageur français dans cette compétition. Mais cette préparation prend du temps, comme il l’explique : « environ 5-6 heures par jour, avec de la muscu au milieu : on nage six jours par semaine, et on a le samedi après-midi et le dimanche comme repos quand on n'a pas de compétition ».

Des heures dans l’eau, de travail et de perfectionnement, difficiles à avaler à long terme. Mais peut-être qu’une couronne olympique à Rio changerait bien des plans pour le cadet des Manaudou.

Sur le même sujet