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Paris Grand Slam : le bronze pour Emilie Andéol

Emilie Andéol en bronze malgré la pression

Emilie Andéol en bronze malgré la pression | JACK GUEZ / AFP

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Publié le 12/02/2017 | 22:09

Championne olympique des +78 kg à Rio l'année dernière, Emilie Andéol repart avec la médaille de bronze du Paris Grand Slam. Au total, les judokas français ont raflé onze médailles ce week-end. Parmi cette collection, une seule en or, obtenue par la vice-championne olympique des moins de 78 kg, Audrey Tcheuméo.

Elle se savait attendue, autant par le public de Bercy que par ses adversaires. Avec son nouveau statut de médaillée olympique, Emilie Andéol n'a pas sombré sous la pression ce dimanche en décrochant la médaille de bronze lors du Grand Slam de Paris, traditionnel rendez-vous majeur du début de saison. Un métal qui a "très bon goût" à en croire la judoka

"Une pression de malade"

"C'est super d'être championne olympique, mais avoir ce dossard sur le dos, ça met une pression de malade", avoue-t-elle. "Une fois sur le tapis ça va, mais pour y venir, c'est compliqué, il faut me pousser." "Au début de la compétition, je me suis dit : Ca le fait pas si tu perds au premier tour, t'imagines, tu seras la seule championne olympique de ce tournoi qui fait premier tour", raconte-t-elle.

Ses deux premiers combats de la journée, arrachés au golden score, c'est "au mental et à l'expérience" qu'Andéol estime les avoir gagnés. En demi-finale, à l'inverse, elle a été cueillie à froid par la prometteuse Japonaise Sarah Asahina (20 ans). Mais elle a su ensuite reprendre ses esprits pour s'offrir la médaille de bronze.

Tcheuméo, la s​eule en or

Le seul titre de ce week-end parisien pour l'équipe de France a été apporté par Tcheuméo. Si elle s'était montrée intraitable pour rallier la finale, à l'image de sa demi-finale expédiée en tout juste 24 secondes, elle a dû batailler pendant plus de huit minutes dans une finale "stratégique" face à la Japonaise Ruika Sato, battue aux pénalités. Sur le podium, Tcheuméo était accompagnée par Sama Hawa Camara, montée sur la troisième marche.

L'expérience a en revanche tourné court pour la toute jeune Romane Dicko (+78 kg), battue dès son premier combat alors qu'elle découvrait le tournoi de Paris, du haut de ses 17 ans.

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