Vous êtes ici

Hockey sur glace : Clap de fin pour Cristobal Huet

Cristobal Huet prendra sa retraite international à l'issue du mondial.

Cristobal Huet prendra sa retraite international à l'issue du mondial. | YURI KUZMIN / POOL / AFP

Par

Publié le 15/05/2017 | 16:42, mis à jour le 15/05/2017 | 17:19

Bien qu’éliminée de son mondial, l’équipe de France de hockey sur glace a, ce lundi soir, une dernière chose à fêter : la retraite de son gardien, Cristobal Huet. A 41 ans, le plus grand international tricolore a décidé de raccrocher le maillot Bleu au terme de son 14e championnat du monde. Légende.

L’aventure touche à sa fin. Malgré trois victoires en six matchs, l’équipe de France est officiellement éliminée de son championnat du monde. La défaite de dimanche soir face à la République Tchèque (5-2) a définitivement enterré le rêve des Bleus : celui de se hisser dans les 8 meilleures équipes au monde. « On a beaucoup de regrets (…) Un Mondial à Paris, tu ne vis ça qu’une fois dans une carrière. On aurait aimé qu’il y ait un quart de finale à la clé », se désolait l’international français Sacha Treille. Mais il reste encore une étape aux hommes de Dave Henderson : offrir la plus belle sortie qui soit à leur légende, Cristobal Huet.

C’est pourquoi le dernier match de Poule face à la Slovénie aura une saveur particulière. Ce lundi soir (20h15), alors que les deux équipes sont d’ores et déjà disqualifiées, l’attention ne sera pas portée sur le résultat, mais sur Cristobal Huet. Le mythique gardien de but des Bleus s’apprête à mettre un terme à son aventure internationale. 

Une carrière hors norme

Né en 1975 dans la banlieue de Grenoble, Cristobal Huet découvre les patins à l’âge de 6 ans. Rentré au club des brûleurs de loups, il gravit marche après marche jusqu’à connaître sa première titularisation à tout juste 20 ans. Il y effectue ses gammes pendant 4 saisons et remporte le titre de champions de France en 1998, avant de rejoindre le club Suisse du HC Lugano. Champion de Suisse dès son arrivée, Huet est repéré par l’équipe des Kings de Los Angeles. Il s'y envolera à 26 ans pour devenir le premier Français formé dans l’hexagone à patiner outre-Atlantique.

Échangé en 2005 aux Canadiens de Montréal, il devient une véritable star. Fort d’être le gardien avec le meilleur pourcentage d’arrêts (92,9%) sur la saison 2006, il est sélectionné pour disputer le All-Star Game, où s’affrontent les meilleurs joueurs de NHL. Cristobal n’a alors plus rien à prouver. Surnommé « le cousin », ses fans viennent le voir jouer béret sur la tête et baguette sous le bras ! Mais business de la NHL oblige, il est transféré à Chicago et signe un contrat de quatre années pour 22 millions de dollars. Sauf que dès la 2e saison, âgé de 34 ans, il perd sa place de titulaire au profit d’un jeune gardien finlandais. Hasard de circonstances, ses BlackHawks remportent le titre NHL et Cristobal Huet devient le premier Français à toucher le Graal du hockeyeur. Son aventure américaine prend fin en 2010. Il rentre alors en Europe, dans le but de terminer sa carrière dans sa Suisse adoptive.

Clap de fin

« C'est vrai que prendre ma retraite m'a traversé l'esprit au cours des deux dernières années, mais il y avait Paris en bout de course », confie Cristobal Huet. Aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire, ce « mur infranchissable sur lequel les meilleurs attaquants au monde se sont cassés les dents », selon les mots de l’ancien hockeyeur professionnel François-Henri Désérable, dispute son 14e et dernier championnat du monde avec la sélection française. A 41 ans, il est temps de raccrocher. Mais pas avant une dernière ovation, à la maison. Il faut dire que la symbolique est forte. Présent à quasiment chaque campagne des Bleus, le quadragénaire mérite de tirer sa révérence devant les siens. Le sentiment du devoir accompli.

Sur le même sujet