Vous êtes ici

Trophée des Champions: Nantes fait tomber le PSG

Le Parisien Daniel Narcisse face aux Nantais Felinho et Derot

Le Parisien Daniel Narcisse face aux Nantais Felinho et Derot | MaxPPP - Franck Dubray

Par

Publié le 02/09/2017 | 21:14, mis à jour le 02/09/2017 | 23:08

Nantes a réalisé un bel exploit en venant à bout du PSG (32-26) en finale du Trophée des Champions de handball samedi à Rouen. Les Nantais ont montré beaucoup plus d'envie et d'engagement que les Parisiens trop souvent sur courant alternatif. Prenant les devants dès le début du match, ils ont su maîtriser la partie pour remporter une victoire logique.

Nantes se souviendra sans doute longtemps de cette victoire: d'abord parce qu'elle s'inscrit en début de saison et permet donc d'engranger beaucoup de confiance avant le championnat à venir, ensuite elle a eu lieu contre une des plus grosses formations européennes, un PSG qu'on croyait intouchable en France, et enfin parce qu'elle a été obtenu avec la manière, de l'engagement, de l'intelligence et une tactique qui a porté ses fruits. 

Facile vainqueur de Saint-Raphaël en demi-finale vendredi (35-28), Paris a vite compris que l'opposition nantaise serait d'un tout autres calibre que celle, vaillante mais limitée, des Varois.
"On avait prévu un plan et ça a plutôt bien marché. On a été super-solides en défense, on avait prévu de mettre une grosse intensité, parce que c'est le PSG et qu'il ne faut pas reculer. Et puis c'est pas le style de la maison. On s'est dit +on verra combien de temps on tiendra+ et puis on a mené, on a mené, et c'est une victoire bien méritée quand même", a expliqué Rock Feliho, le capitaine nantais. 

"Ils ont très bien joué, ils ont été en réussite, il y a Cyril (Dumoulin, le gardien nantais) qui fait un grand match, en attaque ils ont bien joué... C'est une très bonne équipe en face, on le savait et on ne peut que les féliciter", a reconnu après la rencontre Nikola Karabatic, dont le maillot déchiré témoignait de l'intensité des contacts entre les joueurs lors de ce match. 
Les Parisiens ont toujours couru après la score, alors que l'écart a oscillé, mais jamais Hansen et ses camarades n'ont semblé en mesure de faire basculer la rencontre. Avec un Dumoulin impérial dans les buts (22 arrêts) et un Olivier Nyokas stratosphérique aux neuf mètres, voire au-delà, Nantes n'a jamais fléchi ni relâché sa pression même lorsque le PSG,a retrouvé de l'efficacité, en particulier grâce à l'arrière droit international Nedim Remili (7 buts) alors que les stars ont plutôt été en demie-teinte. Nerveux, contestant beaucoup les décisions arbitrales, les Parisiens n'ont pas pu contenir la détermination nantaise. 

Sur le même sujet