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Mondial 2017: Les Experts "ont une finale à gagner"

Les Experts en finale

Les Experts en finale | AFP

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Publié le 26/01/2017 | 23:47, mis à jour le 27/01/2017 | 11:00

Quelques minutes après avoir décroché leur billet pour la finale de leur Mondial aux dépens de la Slovénie (31-25), « les Experts » de l’équipe de France avaient déjà les yeux tournés vers leur seul et unique objectif : un sixième titre mondial. "On est là où on voulait être", a notamment indiqué Adrien Dipanda, tandis que Luc Abalo a révélé que les Français ont eu "peur de passer à côté" de leur Mondial. Dimanche en finale, les Bleus le promettent, ils seront motivés comme jamais.

Conscients d’avoir réalisé un match très solide face à la Slovénie, les Tricolores avaient toutefois du mal à exprimer leur joie d’être en finale. Pour William Accambray, le plus dur reste à faire. « On a un match encore pour aller chercher l’or. On a respecté ce que l’on avait dit à l’entraînement, on a été devant tout au long du match », a résumé l’arrière gauche. « Même quand les Slovènes arrivaient à recoller un peu au score, on se redonnait de l’air dans la foulée. Aujourd’hui, on n’a jamais été vraiment en difficulté dans ce match et c’est de bon augure pour la suite. »

Dipanda: « Là où on voulait être »

Même son de cloche du côté de Timothey N’Guessan, auteur d’un match très convaincant. « On s’est vraiment battu jusqu’au bout. Depuis le début c’est difficile, mais on a travaillé pour. On est vraiment content, que ce soit à Nantes, à Lille ou à Paris, on prend beaucoup de plaisir avec le public et entre nous les joueurs. » Mais une fois encore, le N.17 des Bleus a rappelé qu’il restait encore une étape. « Maintenant, on a une finale à jouer et on va tout faire pour gagner. C’est incroyable, mais ce qui le serait encore plus, ce serait de gagner dimanche », rappelant que la désillusion de la finale perdue des JO face au Danemark (26-28) restait encore dans les esprits.

Adrien Dipanda avait quant à lui un large sourire. « Dans mes rêves les plus fous, c’était ça : une finale à la maison, avec un public qui nous pousse comme jamais et une équipe qui tourne comme il le faut. On est là où on voulait être. On attendait cette finale avec impatience, et je pense qu’on s’est donné les moyens », précisant comme ses coéquipiers qu’ils avaient pris ce match avec une grande humilité. « Beaucoup nous voyaient déjà gagnants avant le match et nous, on s’est préparé avec beaucoup de sérieux pour ne pas tomber dans le piège slovène. Dimanche, on sait qu’il faudra livrer un vrai combat et que la pression sera encore plus forte, mais on a hâte d’y être », prévient déjà l’arrière droit.

Abalo : « on avait peur de passer à côté »

De son côté, Luc Abalo n’a pas caché la crainte de l’équipe avant le match. « On avait tous peur de passer à côté. Du coup, ça nous a permis de nous concentrer davantage et on a très bien débuté le match », a déclaré le funambule de l’équipe de France. « On est resté serein. On savait que c’est une équipe qui joue bien quand elle est en difficulté et qu’elle allait revenir. C’est pour ça que dans les dix dernières minutes, on était très concentré sur tous les ballons. Les tirs d’arrières sont rentrés et Vincent (Gerard) a fait les arrêts qu’il fallait », a-t-il analysé.

« Dimanche, il faudra vivre l’instant et être bon surtout. Il reste une marche, c’est la plus difficile. On va devoir prendre du plaisir, c’est important pour se libérer », explique encore le joueur de 32 ans. « C’est un match qui peut nous mettre beaucoup de pression car nous aurons un adversaire, quel qu’il soit (la Norvège ou la Croatie), très coriace. » Et pour ce qui est de sa préférence, Abalo préfère botter en touche. « Je n’ai pas de préférence, ce sont deux bonnes équipes », explique-t-il, avec la sérénité d’un champion.

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