Meyer, Lenne, Richardson, Kounkoud
B.Kounkoud, J.Meyer, M.Richardson et Y.Lenne (de haut en bas, de droite à gauche) représentent eux aussi l'avenir du handball français. | MaxPPP

Meyer et Richardson, dignes héritiers du handball français

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Revanche et renouveau. Après avoir battu la Norvège en finale du dernier championnat d’Europe, l’Equipe de France de handball retrouvait ces mêmes Norvégiens mercredi pour une défaite (35-30). Acte 3, ce samedi, avec le match retour. Une rencontre et un rassemblement qui permettent de découvrir de nouvelles têtes. Et avec ceux qui découvrent le groupe France, le nouveau visage du handball français se dessine progressivement.

S’il ne fallait en retenir que quelques-uns, ce serait bien eux. Alors que Thierry Omeyer (40 ans, 345 sélections) et Daniel Narcisse (37 ans, 298 sélections) prendront leur retraite internationale cet été, les petits jeunes sont dans les starting blocks.

Ils honorent leur première « convocation »

Après Kentin Mahé (25 ans, 61 sélections), fils de l’ancien « Barjot » Pascal Mahé (297 sélections), c’est au tour de Melvyn Richardson (20 ans) de faire son entrée parmi le gratin français. Fils de la figure emblématique, Jackson Richardson (417 sélections), le jeune arrière droit de Chambéry n’était pas sélectionné initialement. Grâce à la blessure de Michaël Guigou (cervicales), le meilleur joueur du championnat du monde jeunes 2015 est appelé en renfort et compte bien s’installer durablement.

Autre première, celle de Julien Meyer (20 ans). Le jeune gardien de but de Chambéry arrive à un poste important. Celui occupé actuellement par le meilleur gardien français et probablement mondial de l’histoire, Thierry Omeyer. Vincent Gérard (30 ans, 45 sélections) s’est certainement, lui, installé comme la relève après son très bon championnat du monde du début d’année. Mais derrière, il faudra encore du monde. Cyril Dumoulin (33 ans, 56 sélections) a fait le yoyo depuis 2009 et Wesley Pardin (27 ans, 9 sélections) semble barré. A côté, Meyer semble représenter la relève logique, tant par le talent et presque par le nom. 

Ils ne sont pas là mais représentent aussi l’avenir

D’autres au contraire doivent encore se faire un nom. Aujourd’hui, ils ont l’avantage d’être déjà passés par l’Equipe de France. C’est le cas de Yanis Lenne (20 ans, 2 sélections), ailier droit qui a fait la préparation avec les Bleus lors du dernier Mondial et était remplaçant. Mais le joueur de Sélestat n’étant jamais entré en jeu, il n’est pas considéré comme champion du monde. Certainement partie remise…

Comme pour sa concurrence au poste d’ailleurs. Alors que Luc Abalo (32 ans, 215 sélections) continue de briller à l’aile droite, un autre Parisien pousse. Benoît Koundoud (20 ans, 15 sélections), doublure d’Abalo au PSG, a lui aussi été du stage d’avant-Mondial mais n’avait pas été retenu. Avec 78% de réussite au tir, il est cette saison le 3e joueur le plus efficace du PSG. Une gâchette de plus pour l’Equipe de France et une relève assurée…