Jérôme Fernandez
Jérôme Fernandez | MARWAN NAAMANI / AFP

Fernandez se verrait bien, "un jour", succéder à Onesta

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Avant de disputer le Final Four de la Coupe de la Ligue ce week-end, à Rouen, Jérôme Fernandez a confié son envie de poursuivre sa carrière en équipe de France, entamée en 1997. A 38 ans, le latéral gauche de Toulouse se fixe les JO 2016 comme objectif, si Claude Onesta compte toujours sur lui. Fernandez clame aussi son désir de prendre, dans un avenir plus lointain, les rênes de l'équipe de France.

Deux Jeux olympiques, deux Euros et quatre championnats du monde, dont le dernier, en janvier dernier, au Qatar : Jérôme Fernandez a tout gagné avec les Bleus. Et à 38 ans, sa carrière internationale, entamée en 1997, est fatalement derrière lui. Même si l’intéressé nourrit encore quelques ambitions avec sa sélection. Car, "non", Fernandez n’a pas encore tiré un trait sur l’équipe de France. Pas encore.

"Je m'étais fixé les JO 2016 à Rio comme limite, a confié le Toulousain à l’AFP vendredi, avant de disputer le Final Four de la Coupe de la Ligue ce week-end, à Rouen. A mon âge, plus le temps avance et plus c'est compliqué. Claude (Onesta, le sélectionneur) a clairement exprimé le souhait de rajeunir l'équipe. Je reste  un joueur comme les autres. Et si le staff trouve pertinent de faire appel  encore à moi, je répondrai présent comme je le fais depuis dix-huit ans. Je ne suis pas du tout rancunier."

"Pas de problème avec Claude Onesta"

"Rancunier", l’arrière gauche aux 378 capes internationales aurait de quoi l’être vis-à-vis de son sélectionneur, qui avait exprimé publiquement son intention de mettre Fernandez de côté lors du Mondial qatari. "On en avait déjà discuté ensemble, dédramatise Fernandez avec plusieurs semaines de recul. Donc je n'étais pas étonné. La seule chose qui m'a surpris, c'est le fait de l'avoir dit au tout début du Mondial (au Qatar) alors que le groupe avait besoin de tranquillité et pas d'un buzz médiatique. Après, on s'est expliqué et il n'y a pas de problème par rapport à ça."

La cinquième couronne mondiale, décrochée au Qatar, a sûrement contribué à cet apaisement. Les Bleus, Fernandez y est trop attaché pour ternir son parcours international. Un parcours qu’il se verrait bien poursuivre ailleurs, sur le banc. "Si la fédération fait appel à moi dans un avenir proche ou lointain,  j'aurais envie d'y participer, a lâché Fernandez. Je suis déjà tourné vers l'avenir et j'ai envie  d'entraîner. Reprendre l'équipe nationale, comme Didier Deschamps et Laurent Blanc l'ont fait au football, serait un honneur. Aujourd'hui, Claude et Didier (Dinart, adjoint) sont là et l'équilibre est bon. Est-ce que le staff a besoin d'une personne supplémentaire? Je ne pense pas. Mais si un jour le staff doit évoluer, pourquoi pas?" Ce ne sera vraisemblablement pas pour tout de suite : Claude Onesta, en place depuis quatorze ans, est sous contrat jusqu’en 2017. Jusqu’au prochain Mondial, qui aura lieu en France.