Thierry Omeyer PSG
Thierry Omeyer, le gardien du PSG handball. | Ina FASSBENDER / AFP

Handball - D1 : La chasse aux Parisiens est ouverte

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La "Dream Team" du Paris Saint-Germain handball part à l'assaut d'un quatrième titre d'affilée en D1 mais devra composer avec la concurrence, encore et toujours, de Montpellier et Nantes, les équipes les mieux armées pour contrecarrer les ambitions parisiennes, alors que le Championnat reprend ses droits mercredi.

Avec un quadruplé, on pourrait commencer à parler de règne à l'échelle du handball français. Car seul Montpellier, le club le plus couronné (14), l'a fait et même encore mieux puisqu'il a empilé cinq trophées consécutifs à deux reprises: de 2002 à 2006 puis de 2008 à 2012. Sur le papier, le PSG a l'effectif pour réaliser cette prouesse et aussi pour soulever enfin la Ligue des champions qu'il a effleurée l'an passé en finale contre le Vardar Skopje (23-24).

L'entraîneur Zvonimir Serdarusic s'appuie sur le même noyau dur : Nikola Karabatic et son frère Luka ont prolongé leur contrat jusqu'en 2022, Mikkel Hansen aussi, les grognards Daniel Narcisse et Thierry Omeyer sont encore là cette saison, sans doute leur dernière en club. Si les internationaux français William Accambray et Xavier Barachet, qui ont fait banquette toute la saison passée, se sont envolés vers d'autres cieux (Veszprem pour le premier, Saint-Raphaël pour le second), deux petits nouveaux, annoncés comme des futurs grands, ont posé leurs valises dans la capitale. Il s'agit du gardien espagnol Rodrigo Corrales et de la "perle" norvégienne Sander Sagosen, qui évolue comme son modèle Nikola Karabatic, aux postes de demi-centre et d'arrière gauche.

Nantes décomplexé

"C'est un super joueur, un super mec et un gros bosseur. Il s'est intégré parfaitement. On a l'impression qu'il appartient à l'équipe depuis beaucoup plus longtemps", explique Karabatic. Avec un tel groupe, le PSG se doit de "tout jouer à fond", souligne son manager général Bruno Martini. Mais la saison n'a pas idéalement commencé pour les Parisiens, déjà dépossédés d'un titre, le Trophée des champions, le 2 septembre en finale à Rouen, par Nantes (26-32) qui ne fait plus de complexes après sa belle saison 2016-2017.

Le mano a mano entre les deux équipes pour le titre avait tenu en haleine la D1 jusqu'à l'antépénultième journée. Avec l'arrivée de l'expérimenté gaucher macédonien Kiril Lazarov (37 ans), en provenance du Barça, le "H" veut voir plus grand. Montpellier, sevré de titre l'an passé, espère aussi, avec pratiquement la même équipe, bouleverser l'ordre établi. Les arrivées du pivot Benjamin Afgour et de la pépite Melvyn Richardson (fils de l'illustre Jackson) suffiront-elles pour tenir la dragée haute à l'armada parisienne ?

Aix vise l'Europe

"On est ambitieux et on a envie de faire mieux (3e en 2016-2017). La saison passée, il fallait faire un quasi sans-faute pour être champion. Nous savons que nous devrons être plus réguliers", explique l'entraîneur héraultais Patrice Canayer. Le club de Saint-Raphaël espère lui figurer encore dans le quatuor de tête pour la quatrième saison consécutive. Mais d'autres comme Chambéry, Dunkerque, champion de France 2014, ou encore l'ambitieuse équipe d'Aix dirigée par le néo-retraité Jérôme Fernandez ont des arguments pour se rapprocher du podium. "On vise une place en Coupe d'Europe pour la saison prochaine", souligne Fernandez dont l'équipe jouera dans une salle flambant neuve d'une capacité de 6.000 places.

Du côté des promus, Tremblay-en-France, champion de ProLigue (D2), a les armes pour assurer son maintien. Pour Massy, autre club de région parisienne, cela s'annonce plus ardu. Mais l'exploit de Saran la saison passée a montré que c'était possible avec très peu de moyens.

AFP

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