Michel Platini félicité par Senes Erik
Michel Platini félicité par Senes Erik | AFP

Michel Platini réélu à la tête de l'UEFA

Publié le , modifié le

Sans surprise aucune, Michel Platini a été reconduit pour un troisième mandat de quatre ans à la présidence de l'UEFA. A 59 ans, l'ancien capitaine de l'équipe de France était seul et unique candidat, lors du 39e Congrès de son instance à Vienne. L'ex-triple Ballon d'Or avait accédé pour la première fois au poste en 2007 sur un score serré face au président sortant Lennart Johansson. A Paris, en 2011, il avait déjà été reconduit par acclamation.

"Nous voulons une Fifa forte, respectée", a-t-il déclaré après sa réélection."En étant réélu président de l'UEFA, je reste vice-président de la Fifa, pour quatre ans, ce qui n'est pas une fin en soi. La Fifa, nous l'aimons  profondément, c'est précisément pour ça que nous aimerions qu'elle soit  parfaite. Nous voulons une Fifa forte et respectée", a déclaré Platini une fois  réélu. "N'écoutez pas tout ce qui se dit, certains essaient de nous montrer les  uns (Fifa) contre les autres (UEFA), essaient de nous diviser, de décrire une UEFA isolée et arrogante". "Oui, nous (UEFA) sommes des privilégiés, oui nous (UEFA) faisons des  erreurs, mais sachez que nous sommes prêts à travailler main dans la main", a-t-il conclu.

Le petit tacle sur Blatter

Un temps intéressé par la présidence de la Fifa, le patron du football européen avait finalement renoncé à une candidature, alors que Sepp Blatter vise un cinquième mandat à 79 ans. "Je ne suis pas le capitaine d'un navire en pleine tempête qui s'accroche à la barre coûte que coûte. Non.  Simplement le capitaine d'une équipe qui gagne", a ironisé l'ancien meneur de jeu de la Juventus Turin et des Bleus, en référence à la métaphore de capitaine, souvent utilisée par Blatter.

Son combat contre la montée de l'extrêmisme

Parmi les nombreux dossiers qu'il souhaite traiter en priorité, figure celui de la montée du nationalisme. "Cela faisait très longtemps que nous n'avions pas dû faire face à une  telle montée des nationalismes et des extrêmes en Europe. Cette tendance insidieuse, on la retrouve dans nos stades car le football est le reflet de la  société", a-t-il affirmé. Et d'appeler "à une prise des consciences des pouvoirs publics afin d'éviter que nous revivions les heures sombres d'un passé pas si lointain, un  passé ou les hooligans et fanatiques en tout genre faisaient régner la loi dans  quelques stades d'Europe". "Certains d'entre nous ont connu cette époque. Pour  moi c'était il y a tout juste trente ans (drame du Heysel, NDLR)... Et personne ne veut revivre cela". Pour Platini, un "durcissement des  interdictions de stade au niveau européen" et "la création d'une police européenne du sport" peuvent être des solutions.

Romain Bonte