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Le PSG d'Unai Emery a rendu une copie parfaite face à Barcelone. | JEAN MARIE HERVIO / DPPI Media / DPPI

PSG-Barcelone : la victoire d'Unai Emery

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Le succès 4-0 du Paris Saint-Germain face à Barcelone est avant tout la victoire de la méthode d'Unai Emery. Arrivé cet été pour faire passer un palier au club en Ligue des Champions, le technicien basque a livré une copie parfaite. De sa gestion de l'effectif qui a permis à certains joueurs de briller hier à sa maitrise tactique qui a complètement étouffé le Barça, l'entraîneur a montré qu'il avait les épaules pour ce genre de rendez-vous.

Unai Emery était venu pour jouer ce genre de match. La claque 4-0 infligée par le PSG au FC Barcelone est avant tout la victoire de sa méthode, le match qui vient accréditer le travail effectué depuis son arrivée. Fort de ses trois victoires consécutives en Europa League, un record, le technicien basque devait faire passer un palier aux Parisiens dans ces matchs couperets. Mission accomplie.

Di Maria retrouvé

Sa gestion de l’effectif a été décriée, parfois mal comprise. La hiérarchie des gardiens mouvantes et la gestion d’Hatem Ben Arfa en début de saison ont déconcerté les observateurs. Hier soir, le match taille patron d’Angel Di Maria, fantomatique depuis septembre, est venu rappeler que l’entraîneur savait ce qu’il faisait. Reboosté par la concurrence de Julian Draxler arrivé cet hiver, l’Argentin qui fêtait ses 29 ans hier a même été agressif en défense et au pressing. Qui l’eut cru ? L'Allemand est lui arrivé avec l’étiquette du joueur talentueux qui disparaît dans les gros matchs et ne prend pas ses responsabilités. Lui aussi a balayé les doutes d’une frappe du droit pleine de sang froid pour inscrire le deuxième but parisien. Hier soir, tous les choix de l'entraîneur ont été payants. La titularisation d'Angel Di Maria à la place de Lucas mais aussi celle de Thomas Meunier à droite de la défense, passeur décisif sur le dernier but après une course de 50 mètres.

Solidarité et engagement

"C'était un travail avec de la solidarité, tout le monde a joué ensemble. On a bien travaillé les choses que demandait le match parce que l'adversaire est une grande équipe avec de grands joueurs."  A la fin du match, Unai Emery a évidemment loué la qualité de l'engagement de ses joueurs et l'implication de l'intégralité du groupe. Une qualité qu’on retrouve souvent dans ses équipes : il sait maintenir tout son effectif prêt pour ce genre d'événement. Indispensable au moment d’aligner Presnel Kimpembe, 21 ans et aucune expérience à ce niveau de compétition pour pallier le forfait de Thiago Silva. Dans El Maestro, biographie d’Unai Emery, Timothé Kolodziejczak était déjà revenu sur la capacité du Basque à développer un esprit de groupe et une solidarité : “Unai m’a toujours dit de rester tranquille, de bosser… il est parvenu à me faire sentir impliqué même quand j'étais sur le banc”  détaillait celui qui a joué sous ses ordres à Séville. Hier Presnel Kimbembe a tenu son rang. Mieux, il a éteint l’une des meilleures attaques d’Europe.

Le succès du PSG est aussi une victoire tactique. Unai Emery n’avait remporté qu’un seul de ses 23 matchs disputés contre le Barça, mais il avait souvent gêné les Blaugranas. A Paris, le talent individuel de ses joueurs s’est combiné à sa maîtrise tactique pour enfin lui permettre de livrer une copie parfaite. Le pressing haut parisien a complètement étouffé la relance adverse, obligeant à plusieurs reprises Ter Stegen à se dégager en catastrophe. La capacité de projection rapide, grâce à des passes entre les lignes dès la récupération du ballon a fait le reste, permettant aux Parisiens d’exploiter au maximum les espaces dans la défense barcelonaise. Le talent a fait le reste. Unai Emery a prouvé qu’il fallait lui laisser le temps de transmettre sa méthode et ses idées à son groupe. Paris a livré l’une de ses plus belles prestations européennes et a un pied et demi en quart de finale.