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FC Barcelone-Juventus Turin : Le Barca peut-il refaire le coup de la "Remontada"?

Lionel Messi et Neymar, les joueurs du FC Barcelone

Lionel Messi et Neymar, les joueurs du FC Barcelone | AFP - Giuseppe Maffia

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Publié le 19/04/2017 | 06:30, mis à jour le 19/04/2017 | 06:31

Comme face au PSG en 8e de finale de la Ligue des champions, le FC Barcelone est dans l'obligation de réaliser un exploit face à la Juventus. Battus 3-0 à Turin en quarts de finale aller, les Catalans doivent réaliser une nouvelle "remontada". La Juventus est prévenue, le Barca est capable de tout avec sa force de frappe, mais elle a d'autres arguments à faire valoir.

"Nous sommes dans des circonstances similaires mais nous avons besoin de moins de buts : cette fois, trois suffisent. Mais vu que l'adversaire aura des occasions et qu'il peut marquer n'importe quand, l'objectif est de marquer cinq buts". Luis Enrique a fixé la barre à atteindre pour que le Barca rejoigne le dernier carré de la C1. Comme face au PSG, les Catalans doivent effacer au Camp Nou un match aller à l'extérieur catastrophique. D'après l'entraîneur, cette "remontada" face à l'équipe italienne est "plus facile".

Pour y arriver, une seule tactique possible : tout pour l'attaque. "Au vu du résultat de l'aller, c'est un match où nous n'avons rien à perdre et cela nous enlève toute forme de pression. Du coup, l'adversaire a déjà la demi-finale quasiment en poche et il va devoir décider s'il attaque ou s'il se replie. Nous, notre seule option est d'attaquer, d'attaquer, d'attaquer, et quand on se relâchera un peu, de continuer à attaquer", a-t-il asséné. 

Envie d'y croire

"Nous restons en vie dans toutes les compétitions et nous allons nous battre jusqu'au bout", a promis, bravache, l'entraîneur Luis Enrique. "Au tour précédent, nous avons réussi à remonter un score encore plus lourd. Alors pourquoi pas ?". Sur le départ en juin prochain, le technicien asturien sait que son excellent bilan (8 titres sur 10 possibles à ce jour) pourrait être assombri par une fin de mandat en queue de poisson. Mais les exaspérantes failles défensives de son équipe, ainsi que son irrégularité en attaque, n'incitent pas à l'optimisme. Derrière, le retour de suspension de Sergio Busquets, indispensable sentinelle, doit ramener un semblant d'ordre, sans quoi l'exploit sera très improbable. Et devant, tout semble dépendre de Lionel Messi, comme souvent à Barcelone. Si le quintuple Ballon d'Or argentin est en forme mercredi, le trio offensif "MSN" (Messi-Suarez-Neymar) peut espérer secouer la robuste défense de la Juve, la meilleure d'Europe cette saison (2 buts encaissés seulement).

Messi, qui n'est plus qu'à deux unités de son 500e but en match officiel sous le maillot blaugrana, n'a néanmoins jamais marqué face au mythique gardien italien Gianluigi Buffon. En outre, "La Puce" a été éclipsée à l'aller à Turin par son jeune compatriote Paulo Dybala, auteur d'un doublé mardi dernier mais perturbé ce week-end par un problème à une cheville. Bref, le Barça a grand besoin d'un numéro d'acrobate de Messi mercredi dans un Camp Nou que les Barcelonais espèrent aussi bouillant que face au PSG. "La Juve n'encaisse pas beaucoup de buts mais on peut tout de même se créer des occasions contre eux", a prévenu Luis Enrique. "Nous prendrons les risques nécessaires parce que nous n'avons plus rien à perdre. Nous essaierons d'aligner les astres."

Deux finales en une semaine

Si les pronostics semblent défavorables aux Catalans, d'autres données inspirent l'espoir. Sous Luis Enrique, l'équipe blaugrana a gagné la totalité de ses 15 matches à domicile en Ligue des champions. Et le Barça sait comment battre la Juve en match couperet, puisqu'il l'avait fait avec brio pour remporter la finale de la C1 2015 (3-1). "Je suis convaincu que si nous marquons le premier but, le Camp Nou marquera le deuxième et le troisième nous tombera tout cuit", a lancé le technicien. Quoi qu'il en soit, l'issue de ce choc européen aura des conséquences directes sur la fin de saison barcelonaise.

Une qualification, ou tout du moins une élimination honorable, et le moral des Catalans serait regonflé en vue de l'autre grande affiche de la semaine, leur déplacement au stade Santiago-Bernabeu dimanche. En Championnat d'Espagne aussi, le Barça avance sur une ligne très étroite : deuxième à trois longueurs derrière le Real (1er avec un match de moins), le onze blaugrana doit à tout prix l'emporter à Madrid sous peine de faire une croix sur son titre de champion d'Espagne. La perspective d'une finale de Coupe du Roi contre Alaves fin mai, maigre consolation, ne suffirait sans doute pas à sauver de la déprime la fin de l'ère Luis Enrique.

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