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PSG-OL : Javier Pastore, cet artiste qui fait du bien au PSG

Le joueur argentin Javier Pastore

Le joueur argentin Javier Pastore | DPPI - STEPHANE ALLAMAN

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Publié le 20/03/2017 | 14:44, mis à jour le 20/03/2017 | 14:45

Face à Lyon, Javier Pastore a rappelé que le football était un sport qui se jouait surtout avec les pieds. Cela tombe bien, les siens sont de retour et font du bien à un PSG qui se débat encore avec le douloureux cauchemar de la "remontada" du Barca.

Avec des si… Si l’arbitre avait été mieux inspiré, si Cavani et Di Maria avaient mis leur occasion, si la défense parisienne avait tenu le choc, si Luis Suarez n’était pas si filou…Avec tous ses si, le PSG serait sûrement aux côtés de Monaco dans le tableau des quarts de finale de la Ligue des champions. Mais si finalement, cette qualification parisienne ne tenait pas à l’absence d’un seul homme : Javier Pastore? Sept lettres qui auraient pu changer le cours d’une rencontre historique. "C’est un artiste, il sent le jeu et on n’a pas d’autres joueurs avec ce profil dans l’équipe. Il est capable de faire la différence dans les petits espaces et de donner la dernière passe millimétrée. Si on l’avait eu plus souvent à nos côtés cette saison, ça aurait fait du bien", a déclaré Adrien Rabiot après la rencontre gagnée face à l’OL avec deux passes décisives du "Flaco" (le maigre en VF).


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Artiste intermittent

Javier Pastore est un "artiste". Ce n’est pas lui qui le dit, c’est Adrien Rabiot. C’est aussi Nasser Al-Khelaïfi, son président qui avait déboursé 42 millions d’euros un soir d’été 2011. Une petite folie, la première de l’ère QSI, pour cet Argentin révélé en Série A, à Palerme. Six ans plus tard, Pastore est toujours à PSG, mais les promesses de six premiers mois étincelants ont précédé des déceptions. Le joueur est capable d’un geste, une passe décisive sans contrôle au Vélodrome il y a trois semaines, un but après un slalom dans la surface contre Chelsea il y a trois ans, un but au Camp Nou il y a quatre ans, un contrôle… de faire soulever les foules. De faire vibrer. De rappeler la beauté du football, quand il sonne comme une symphonie.

Mais à ces climax émotionnels peuvent succéder des semaines de néant, de prestations insipides, ou des blessures qui laissent un vide aussi grand que l’espoir né d’un geste génial. Cette saison, pour trois passes décisives, deux buts et un penalty obtenu face à Nantes, combien de moments sans Pastore ? Beaucoup, car l’Argentin a passé une longue partie de la saison à l'infirmerie, de la fin septembre à début février, hormis une apparition éphémère en novembre. Blessés aux mollets, au genou, il disputait dimanche soir au Parc des Princes son 15e match de la saison. Plus surprenant encore, il a joué contre l’OL son huitième match depuis le premier février (1/16e finale de coupe de France), soit un de plus qu’entre août et janvier. "On sait sa qualité, quand il est sur le terrain il peut faire la différence, on l'a vu encore aujourd'hui (dimanche). Quand il est à 100%, il peut faire des performances de magicien", a salué Marquinhos.

Un schéma pour lui

Javier Pastore a besoin de se sentir aimé pour montrer la plénitude de son talent. Cette saison devait être la sienne. Libéré du poids encombrant d’un Zlatan Ibrahimovic, buteur-organisateur sous Blanc, il n’avait plus qu’à s’asseoir dans le siège de meneur de jeu que lui offrait Unaï Emery. Mais les blessures ont contrecarré les plans de l’Espagnol et l’ambition du numéro 10 argentin. "C'est un joueur différent, mais qu'on doit bien protéger. Parfois, il a quelques douleurs, et nous avons été privés de Pastore pour beaucoup de matches. Mais quand il peut jouer, c'est un joueur spécial", a relevé son entraîneur Unai Emery.

Face à l’OL, dans le 4-2-3-1 concocté par Emery, il s’est régalé. "Je me trouve aujourd'hui (dimanche) dans une position que j'aime beaucoup. Avec les trois attaquants devant, j'ai besoin seulement d'essayer de donner des passes comme ça pour marquer", a-t-il déclaré sur Canal+ à la mi-temps. Face à l’OL, lors du Trophée des Champions en début de saison, il avait déjà joué à ce poste et avait marqué. Le PSG avait gagné son seul – pour l’instant – trophée de la saison. Dimanche soir, il s’est imposé et a confirmé les vertus de talisman de l’Argentin. Sur les huit titularisations du "Flaco" cette saison, le PSG s’est imposé 8 fois. Sur les 15 apparitions de l'Argentin, le PSG en est 11 victoires, 3 nuls et 1 défaite (contre Toulouse). Hasard ou pas, il avait joué 4 minutes lors du match aller contre le Barca. Il n’est pas rentré lors du match retour, on connaît la suite… Avec des si.

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