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Ligue 1 : Neymar, le génie qui sublime le PSG face à Toulouse (6-2)

Neymar, Rabiot et Di Maria (PSG) heureux

Neymar, Rabiot et Di Maria (PSG) heureux | BERTRAND GUAY / AFP

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Publié le 20/08/2017 | 22:53, mis à jour le 21/08/2017 | 10:47

Le PSG de Neymar s’est facilement défait de Toulouse (6-2), en clôture de la 3e journée de Ligue 1. Le Brésilien a une nouvelle fois montré toute l’étendue de son talent, en inscrivant deux buts (31e et 84e), en réalisant deux passes décisives (pour Adrien Rabiot (35e) et Layvin Kurzawa (84e)) et en provoquant le penalty transformé par Cavani (75e). Toulouse, pressé en défense, n’a pu résister malgré l’ouverture du score par Gradel (18e).

Étouffés. Les hommes de Pascal Dupraz ont subi la loi des Parisiens ou plutôt d’un Neymar époustouflant. Le Brésilien qui jouait son deuxième match avec le club de la capitale, le premier au Parc des Princes, a une nouvelle fois régalé les spectateurs en donnant le tournis à ses adversaires. 

À l’image de Guingamp, la semaine dernière, les Toulousains sont privés de ballon par les hommes d’Unai Emery qui multiplient les occasions de but. À la 14e minute, Di Maria et Alves réalisent un magnifique enchaînement. Ce dernier trouve son compatriote Neymar dont le tir frôle la transversale de Lafont. Un avertissement sans frais.

Le 6e sens de Neymar

Après un but concédé contre le cours de jeu, marqué par  Gradel (18e), le PSG continue de construire et pousse Toulouse dans ses retranchements. Le compteur parisien est débloqué par le fulgurant Neymar. Le Brésilien scotche la défense avec une talonnade vers Rabiot qui voit sa frappe repoussée par Lafont. Le n°10 du PSG est le seul à rester en mouvement et à suivre l’action. Il n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (31e).

Son show se poursuit quatre minutes plus tard. Le Brésilien anticipe le pressing du défenseur, en faisant un une-deux avec Rabiot. Il positionne idéalement le Français qui peut déclencher un boulet de canon de plus de 20m venant se loger dans le petit filet. Au retour des vestiaires, le rouleau compresseur parisien se fait moins pressant. Verratti est expulsé après un avoir écopé d’un deuxième carton jaune. Après 30 minutes plus calmes, Neymar, encore lui, provoque un penalty transformé par Cavani (75e).

Le quatrième but de Pastore est un bijou qui passe au second plan par rapport à ce qu'il se passe ensuite. Loin d'être rassasié, Neymar frappe un corner tendu permettant à Kurzawa d'effectuer un sublime ciseau acrobatique. Une deuxième passe décisive accompagnée quelques minutes plus tard par un deuxième but à la 84e. Le Brésilien tricote dans les jambes toulousaines, profite d'un contre favorable pour se mettre en position de frappe et régler Lafont. Dure soirée pour le portier du Téfécé qui n'a pu rien faire d'autre que voir sa défense couler au fil de la rencontre. 

Au final, Neymar termine le match avec 116 ballons, 15 dribbles et a provoqué 7 occasions. Un génie venu briller dans la ville lumière et qui doit faire trembler tous ses futurs adversaires, tant il semble avoir un temps d'avance sur le jeu et le ballon. Les Stéphanois, leurs prochains adversaires, sont prévenus.

Au classement, Paris prend la tête du championnat à égalité de points avec Monaco et Saint-Étienne (9 pts) mais avec une différence de but supérieure (+9).

Une célébration pas anodine

Neymar fait toujours les bons choix dans le jeu, mais aussi dans ses célébrations. Sur l’égalisation, le Brésilien imite le « Matuidi Charo » devant l’intéressé qui se trouve en tribune. Plus tôt dans la soirée, Blaise Matuidi a été ovationné pour tout ce qu’il a réalisé sous le maillot parisien : 33 buts, 30 passes décisives, 4 titres de champion, 3 Coupes de France et 4 Coupes de la Ligue.

Neymar successeur de… Florian Maurice

En marquant lors des ses deux premiers matches de Ligue 1 avec Paris, Neymar succède à Florian Maurice qui était le dernier à réaliser cette performance… en 1997.

Réaction

Pascal Dupraz (entraîneur de Toulouse): "On a fait mieux que défendre, on a essayé de sortir à chaque fois que l'on pouvait, après c'était aussi 32 millions d'euros, le budget du TFC, contre combien? Le football, ça se joue aussi comme ça. Mais à 3-2, j'entrevoyais une autre issue, tout en considérant que Paris nous était supérieur. A 3-2, si on n'avait pas abandonné, si des entrants jeunes avaient considéré qu'il faille davantage courir que marcher, on aurait pu faire un meilleur résultat. Je ne me l'explique pas. Ils ne m'avaient pas habitué à ça, Toulouse est réputé difficile à bouger. J'ai besoin de parler avec eux, de les écouter, même si ils ne vont pas toujours rencontrer Neymar. (Son coup du sombrero?) Cette inspiration-là, en tant que modeste joueur, je ne l'aurais pas eue. Si je me départis de mon côté partisan, d'entraîneur du TFC, ça fait du bien au foot de voir ça, cette classe."

Unai Emery (entraîneur du Paris SG): "En première mi-temps, l'équipe a eu beaucoup d'occasions, a maîtrisé le jeu, a pris un but, mais a fait plutôt une bonne partie. En deuxième mi-temps, elle a eu besoin de pousser pour inscrire le troisième but, et l'exclusion de Verratti nous a poussés à faire un effort individuel et collectif plus grand, c'est pour ça qu'avec 10 joueurs notre équipe a fait de grandes minutes sur le terrain."

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