George Weah vote
George Weah vote | AFP

George Weah en tête de l'élection au Liberia

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L'ancien joueur du PSG et de l'AC Milan, George Weah, se trouverait en tête du premier tour de l'élection présidentielle au Libéria dans 11 des 15 régions du pays, révèlent des résultats partiels ce jeudi. Mais une victoire dès le premier tour n'est pas encore acquise, le vice-président Joseph Boakai n'étant toujours pas hors-course. Ces chiffres qui interviennent deux jours après le scrutin, ont été fournis par le président de la commission électorale, Jerome Korkoya.

"Cette commission est résolue à publier des résultats en temps utile, mais cela ne peut se faire au détriment de l'exactitude", a déclaré son président, Jerome Korkoya, soulignant qu'elle n'avait encore "proclamé aucun vainqueur". Dans la province de la capitale, Monrovia, qui concentre près de 40 % des quelque 2,1 millions d'électeurs du pays et où il a été élu sénateur en 2014, sur seulement 14,8 % de bulletins dépouillés, George Weah obtenait plus de 50 %, contre 26,6 % à Joseph Boakai. Parmi les provinces les plus peuplées de ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, l'ancien footballeur était crédité d'une légère avance sur le vice-président dans celle de Bong (nord-est de Monrovia) et Margibi (est), tous deux devançant largement les autres candidats, sur respectivement 48 et 28 % des suffrages. M. Boakai paraissait sans surprise devoir s'imposer dans sa province natale de Lofa (nord) sur près de 30 % des bulletins, la seule dans laquelle il semblait faire la course en tête.

Exigence de transparence

Après le chef des observateurs de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'ancien président ghanéen John Dramani Mahama, la mission d'observateurs de l'Union européenne a constaté certains problèmes d'organisation, qui ont parfois conduit "des gens à quitter le bureau sans avoir voté", a indiqué la chef de cette mission, la Belge Maria Arena. "Pour que le résultat final soit crédible, les autorités libériennes devront faire preuve de la plus grande transparence sur le traitement des résultats, des bureaux de vote à leur validation", a-t-elle prévenu. Le Centre Carter, qui a fait des observations similaires, souligne en outre que "la publication rapide des résultats est un bon moyen d'instaurer la confiance dans l'électorat et de prévenir la confusion et la tension". L'ensemble des observateurs exhortent les candidats à porter tout contentieux devant la justice. La Cour suprême a indiqué cette semaine qu'elle siégerait pendant la période post-électorale pour examiner d'éventuels recours.

AFP