Javier Tebas, le président de la Ligue espagnole de football.
Javier Tebas a été réélu pour 4 ans à la tête de la Liga en 2016, sans adversaire face à lui. | AFP

Tebas et la Liga poursuivent leur campagne anti-PSG et ciblent aussi City

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Le président de La Liga, Javier Tebas, a de nouveau lancé une attaque à lencontre du PSG, sa cible principale depuis que le club français a recruté Neymar au FC Barcelone. "Je suis sûr qu'ils trichent", a-t-il lancé au sujet du Paris SG mais aussi de Manchester City, qui fausseraient selon lui la concurrence en appartenant à des états. "Si l'UEFA n'agit pas, nous serons obligés de nous plaindre auprès de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

C'est d'abord une affaire de gros sous. Et au moment d'entrer en négociations, il vaut mieux assurer ses clients que le prix qu'ils vont mettre ne sera pas surévalué après le départ d'une star planétaire. Et quan Messi (30 ans) et Cristiano Ronaldo (32 ans) s'approchent tranquillement d'une fin de carrière, avoir vu partir la pépite du futur (Neymar) n'est pas de nature à renforcer la Liga. Voilà aussi l'une des raisons des nombreuses offensives de la Liga espagnole à l'encontre du PSG. 

La Liga a saisi l'UEFA en août pour dénoncer les financements extérieurs dont bénéficient le Paris SG et Manchester City. L'UEFA a ouvert en septembre une enquête informelle sur les transferts records de Neymar (222 millions d'euros) et Kylian Mbappé (180 M EUR) au Paris SG. Le président de la Liga a assuré mardi que les propriétaires du PSG faisaient des entorses au fair-play financier "depuis quatre ans", ajoutant que ceux de Manchester City en faisaient également mais "à moins grande échelle car le club évolue en Premier League où les retombées des droits TV sont bien plus élevées et dont la valeur de marque est supérieure à celle du championnat français". "Au cours des cinq dernières années, les deux clubs qui ont le plus recruté et le plus dépensé sont le PSG et Manchester City", a souligné Tebas.

Le contrat de Messi et la crise catalane comme des épines dans le pied

Des déclarations intervenues alors que la Liga a retardé son appel d'offres pour les prochains droits TV du championnat, en raison notamment du conflit politique entre l'Etat espagnol et la Catalogne suite aux velléités d'indépendance catalane. "Nous sommes au milieu d'un problème qui peut énormément peser sur la valeur de notre compétition", a assuré M. Tebas en estimant que La Liga pourrait perdre "20 à 25% de sa valeur" si le Barça venait à quitter le championnat d'Espagne. Sinon, il espère bien, en 2019, "atteindre les 2.3 milliards d'euros" de droits TV pour son championnat. Soit une belle augmentation puisqu'il a précisé que "au niveau international, nous allons terminer l'exercice actuel avec 700 millions d'euros" de revenus, alors que sur le marché domestique, "nous finirons à 1,1 milliard d'euros".

Dans cette optique, les rumeurs autour d'une prolongation de Lionel Messi à Barcelone ne l'arrangent pas. "Messi a un contrat et il l'a prolongé, c'est ce que dit Barcelone", a déclaré le dirigeant de l'organisateur du championnat en marge d'un rendez-vous médiatique. "Les contrats sont officiels quand ils sont signés et non quand on dit qu'ils ont été signés. Je crois qu'il a été signé. S'ils ne m'ont pas trompé, il l'est". Néanmoins, malgré l'annonce de la signature de cette prolongation en juillet, ce n'est toujours pas officiel. "Il est audité parce qu'il entre dans les comptes de la saison dernière (clos à fin juin, NDLR). Il n'y a pas de problème. Il ne reste que la signature protocolaire. Nous sommes tranquilles", disait Josep Bartomeu, le président du Barça en septembre. "Il y a trois contrats. Un avec la Fondation Messi, qui est signé avec le président de la Fondation et le frère du joueur. Il y a un contrat d'image de Messi, signé par son père en tant qu'administrateur de sa société, et il y a le contrat de travail signé par le père de Leo, qui en a le pouvoir." C'était il y a plus de deux mois.