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PSG-Monaco : Le PSG entre regrets et compréhension face à un Monaco remanié

Les joueurs du PSG face à Monaco en Coupe de France

Les joueurs du PSG face à Monaco en Coupe de France | NurPhoto - Geoffroy Van der Hasselt

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Publié le 27/04/2017 | 11:04, mis à jour le 27/04/2017 | 12:12

Leonardo Jardim est allé jusqu’au bout de sa logique mercredi soir en alignant une équipe très jeune pour la demi-finale de Coupe de France contre le PSG. Un choix assumé du côté monégasque, compris par certains Parisiens, regretté par d’autres.

Mardi, Leonardo Jardim dévoilait ce que tout le monde pressentait, un groupe très rajeuni, voire plus ter que bis, pour la demi-finale de Coupe de France contre le PSG. Ce match, qui devait être un choc, perdait de sa superbe. Un choix malheureux pour le spectacle et pour le prestige de la 'Vieille Dame', mais un choix contraint par la cadence infernale que l’AS Monaco s’est imposé à force de briller sur tous les tableaux. Mercredi soir, Leonardo Jardim et l’AS Monaco ont dû se justifier de ses huit joueurs de moins de 21 ans dans le onze de départ pour cette demie. "C'est dommage de ne pas pouvoir jouer la Coupe de France à fond. Mais avec le championnat et la Ligue des champions, il fallait prendre une décision. Nous sommes l'équipe qui a le plus joué en Europe", a expliqué le vice-président de Monaco, Vadim Vasilyev.

"Le rôle des dirigeants, c'est de prendre des décisions. J'assume", a-t-il ajouté. Leonardo Jardim, lui, a invoqué la fatigue qui pèse sur l’organisme de ses joueurs. "Si nous jouons avec les mêmes douze ou treize joueurs, si nous ne faisons pas ce choix, peut-être que nous n'arriverons pas à la fin de la saison avec onze joueurs, s'est justifié l'entraîneur Leonardo Jardim. On n'a pas le choix. C'est une décision de tout le club : dirigeants, staff technique, staff médical".

Où est le respect ?

Balayés 5-0 par l’armada de stars parisiennes, les jeunes Monégasques n’ont rien pu faire. « On savait que c'était mission impossible ce soir", a assuré, fataliste, Vadim Vasilyev. Valère Germain, l’un des rares cadres à être présent au coup d’envoi, a été laconique en zone mixte : "Il a fallu faire un choix. Ça a été cette Coupe de France. C'est frustrant car c'est une demi-finale". Entouré de joueurs pour qui "c’était une première expérience du foot professionnel", le capitaine n’a pas fait de miracle.

Tant pis pour l’enjeu, au grand désarroi de Marco Verratti. Le milieu parisien n’a pas hésité au moment de donner son impression sur ce match à sens unique. "Si j'étais un joueur de Monaco, je serais énervé envers l’entraîneur et le club. C'est bien de faire tourner un peu, mais là c'est exagéré", a-t-il poursuivi. "Ce n’est pas un manque de respect par rapport au PSG mais par rapport à une compétition très importante", a conclu l’Italien.

Compréhension

Le 'hibou' italien a été le seul discours dissonant dans les rangs parisiens où prédominait quand même la compréhension. "Chacun fait son choix. Monaco est une très bonne équipe, ils l'ont montré toute la saison, j'espère qu'en Ligue des champions ils continueront à montrer cette force, moins en championnat, parce que c'est aussi notre défi. Ils ont fait un choix, c'est respectable, a estimé Thiago Motta. Son compère du milieu de terrain, Blaise Matuidi, n’a pas voulu non plus chargé l’équipe de la Principauté.

"C’est le choix de Jardim, a déclaré l’international tricolore, ils ont énormément de matches à jouer. Ils jouent le titre et une demi-finale de Ligue des champions. Ce n’est pas rien". En s’inclinant, l’AS Monaco s’est – un peu – allégé son calendrier et va pouvoir se concentrer sur les deux dernières compétitions sans avoir une garantie de titre. "On verra si ce choix se révèle judicieux", a lancé Matuidi. "C'est quitte ou double", a avoué Vadim Vasilyev, mais "il n'y a pas de regrets". Le discours sera peut-être différent si l’AS Monaco n’est pas, au moins, champion en mai prochain.

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