Tom Brady, le quaterback de New England, vainqueur de son 5e Super Bowl, aux dépens d'Atlanta.
Tom Brady, le quaterback de New England, vainqueur de son 5e Super Bowl, aux dépens d'Atlanta. | AFP

Super Bowl : l'improbable sacre de New England et de Tom Brady

Publié le , modifié le

Les Patriots étaient menés de 25 points par Atlanta. Mais au terme d'une finale époustouflante, ils ont remporté le Super Bowl en prolongation. Pour le cinquième sacre de Tom Brady.

C'est un come-back XXL. Improbable. Pour l'Histoire. Dans la nuit de dimanche à lundi, New England a remporté son cinquième Super Bowl, au terme d'une finale au scénario incroyable. Car les Patriots ont compté jusqu'à 25 points de retard sur Atlanta. Pour finalement l'emporter 34-28, en prolongation. Et offrir à Tom Brady, leur star de 39 ans, un cinquième titre suprême. Du jamais-vu pour un quaterback.

Ce dénouement, Donald Trump l'avait pronostiqué. Le président américain n'était pas à Houston. Comme plus de 100 millions de ses compatriotes, il a suivi la rencontre devant sa télévision. Mais il était présent dans l'esprit de bien des supporters, téléspectateurs et même annonceurs après ses premières semaines à la Maison Blanche qui ont créé de vives tensions dans le pays.

Un retard a priori rédhibitoire

Sur le terrain, devant les 70.000 spectateurs du NRG Stadium, les Patriots -l'équipe que beaucoup d'Américains aiment détester, notamment parce que son propriétaire, son entraîneur et sa star Tom Brady sont des proches de Trump- ont été surpris par l'agressivité de la défense d'Atlanta. Après une première période où les deux équipes sont restées dos à dos sans marquer le moindre point, les Patriots ont bu la tasse dans la deuxième période, en concédant trois touchdowns.

Comble de l'humiliation, alors qu'il pouvait offrir à son équipe ses premiers points, Brady, considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de l'histoire, a vu une de ses passes interceptée par Robert Alford. Il a tenté, en vain, de plaquer le joueur d'Atlanta qui s'est envolé vers l'en-but. Résultat : les Patriots ont rallié les vestiaires avec 18 points de retard (21-3). Ils ont débuté la troisième période de la pire des façons, en encaissant un quatrième touchdown.

A cet instant, New England accusait 25 points de retard (28-3) ! Jamais, dans l’histoire du Super Bowl, une équipe n’avait gommé un tel déficit. Jamais, jusqu’à cette nuit. Les Patriots ne se sont pas découragés et sont revenus dans la rencontre en marquant un touchdown en fin de troisième période, sans le transformer (28-9). "Même si c'est difficile à croire, on n'était pas abattu à la pause, on savait qu'on avait encore trente minutes devant nous", a insisté Brady.

Egalisation à une minute de la fin

Dans la dernière période, le mythique ​quaterback a retrouvé sa redoutable efficacité et a permis à son équipe de marquer trois touchdowns, le dernier à moins d'une minute de la fin du temps réglementaire (28-26). Les Patriots ont arraché l'égalisation avec une risquée transformation à la main, synonyme de deux points (28-28) envoyant pour la première fois dans l'histoire du Super Bowl deux équipes en prolongation. New England a rapidement concrétisé sa domination pour marquer le touchdown de la victoire après seulement quatre minutes de jeu en prolongation par James White, son troisième de la soirée.

"On n'a jamais baissé les bras et toujours cru en nous, cette équipe est incroyable", a insisté Brady, élu meilleur joueur de la rencontre.

Dès la fin du match, Donald Trump n’a pas manqué de saluer "l'incroyable come-back des Patriots" sur Twitter.

Plusieurs marques, la plateforme de réservation d'hébergement Airbnb en tête, ont utilisé les nombreuses coupures publicitaires durant les quatre heures du Super Bowl pour envoyer des messages à caractère politique. "Nous pensons que qui que vous soyez, d'où que vous soyez, qui que vous aimiez, ou en qui que vous croyiez, nous avons tous notre place, plus vous acceptez, plus le monde est beau", a ainsi martelé Airbnb, dans un spot montrant des visages de multiples origines ethniques, en réaction au décret migratoire pris il y a dix jours par M. Trump.

Enfin, durant le traditionnel spectacle du Super Bowl, organisé à la mi-temps de la rencontre et considéré comme le spectacle le plus suivi au monde, la diva de la pop Lady Gaga a appelé à la tolérance et à l'inclusion, avec son choix de chansons. Des très patriotiques "God Bless America" et "This Land is Your Land" à ses succès "Born This Way" et "Just Dance".

"Lady Gaga's Super Bowl halftime show stands as among the very best in the history of the form, racing ambitiously through the artist's entire career and putting forward the qualities of the artist that just work," writes TIME's Dan D'Addario. "It was alternately deeply felt and archly ironic, overblown to the point that the camera didn't know where to look. It was the artist in full—perhaps the purest expression of what Gaga's fans like about her." Read more on TIME.com. #ladygaga #superbowl A video posted by TIME (@time) on Feb 5, 2017 at 6:37pm PST

"Lady Gaga's Super Bowl halftime show stands as among the very best in the history of the form, racing ambitiously through the artist's entire career and putting forward the qualities of the artist that just work," writes TIME's Dan D'Addario. "It was alternately deeply felt and archly ironic, overblown to the point that the camera didn't know where to look. It was the artist in full—perhaps the purest expression of what Gaga's fans like about her." Read more on TIME.com. #ladygaga #superbowl

A video posted by TIME (@time) on Feb 5, 2017 at 6:37pm PST