Yannick Borel
Yannick Borel sacré avec l'équipe de France | JEAN MARIE HERVIO / DPPI Media

Mondiaux: de l'or pour les Français à l'épée

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L'équipe de France d'épée emmenée par Yannick Borel, Daniel Jérent, Jean-Michel Lucenay et Ronan Gustin a obtenu la médaille d'or, en battant la Suisse 45 touches à 43, grâce à une incroyable remontée en finale, mardi à Leipzig aux Mondiaux d'escrime.

Malgré les profonds changements au sein de l'épée masculine française depuis les jeux Olympiques de Rio en 2016, les épéistes tricolores sont encore une fois allés chercher le titre mondial. La finale a donné lieu à une incroyable remontée de Yannick Borel: sur le dernier relais le Guadeloupéen a commencé avec un retard de sept touches, qu'il a progressivement remonté, pour offrir le titre à la France en inscrivant la dernière touche contre Georg Kuhn, celui qui l'avait éliminé prématurément en individuel  dès les 32es de finale. 

L'épée au rendez-vous 

Epée française est souvent synonyme de fortes attentes, surtout lorsqu'il s'agit des messieurs.  Les Bleus ont répondu présents alors que la pression était forte. A Rio, pour la dernière journée d'escrime, ils étaient  étaient allés chercher l'or olympique, qui ne quitte plus l'épée française depuis 2004. A Leipzig, leur parcours n'a pas été de tout repos, mais au bout du compte, ils sont encore parvenus au but.

"C'était important d'être au rendez-vous aujourd'hui", a expliqué l'entraîneur national de l'épée française, Sébastien Barrois. Le groupe s'est responsabilisé, à l'image de Jérent qui ne se sentait pas de tirer contre la Russie pour la demi-finale et a laissé sa place de dernier relayeur à Lucenay. "L'autonomie, elle passe aussi par là, on est resté dans l'écoute du tireur qui ne se sentait pas très bien", précise Barrois. Le coup a payé puisque Lucenay, qui tirait pour la dernière fois sur une piste, a apporté la dernière touche face aux Russes, qui garantissait une médaille pour l'épée.

"C'est une équipe qui s'est articulée comme ça, je trouve que c'est une bonne chose", a apprécié l'entraîneur national. Cette médaille, "elle me fait énormément de bien. On a besoin de ce type de résultat, pour consolider, pour travailler dans la tranquillité."

Christian Grégoire