Corry Evans au duel avec Julian Draxler lors de Irlande-du-Nord - Allemagne
Corry Evans au duel avec Julian Draxler lors de Irlande-du-Nord - Allemagne | MARVIN IBO GÜNGÖR / GES-SPORTFOTO / DPA

Coupe du monde 2018: l’Allemagne aisément qualifiée, l'Angleterre au forceps

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Victorieuse de l’Irlande-du-Nord à Belfast (3-0) grâce à des buts signés Rudy (2e), Wagner (21e) et Kimmich (86e), la Mannschaft a validé son ticket pour la Coupe du monde 2018 qui se tiendra en Russie. L’Angleterre, vainqueur sur le fil de la Slovénie avec une réalisation de l’inévitable Harry Kane dans les arrêts de jeu, en sera également. A noter dans ce groupe F la précieuse victoire de l’Ecosse contre la Slovaquie (1-0, Chris Martin 89e) pour la 2e place qui donne droit aux barrages. La Pologne n'est pas encore qualifiée à cause du succès danois au Montenegro (1-0, Christian Eriksen 16e).

L'Angleterre a validé son ticket pour la Russie dans la douleur après sa piètre victoire contre la Slovénie (1-0), dans un Wembley désabusé. Gareth Southgate et ses hommes sont qualifiés avant la dernière journée du groupe F: avec 23 points avant la dernière journée, ils ne peuvent plus être rattrapés par leurs voisins écossais, 2e avec 17 points, après leur succès sur la Slovaquie (1-0). Cette Angleterre-là n'a impressionné personne, dans la lignée de ses matches de septembre. Les "Trois Lions" n'avaient alors pas brillé, ni contre Malte (4-0), malgré l'amplitude du score, et encore moins contre la Slovaquie (2-1). Trois dernières performances qui n'ont pas levé les interrogations qui subsistent sur le niveau réel de cette équipe et sur l'implication des joueurs.

Reste que, malgré l'ennui, et devant un stade de Wembley à moitié vide --preuve que l'Angleterre peine à séduire--, les Anglais se sont qualifiés pour une sixième Coupe du monde consécutive et sont toujours invaincus lors de leurs 38 derniers matches de qualification (soit depuis octobre 2009). Mais, les chantiers sont encore pharaonesques. Pourtant, face à la modeste Slovénie, Southgate avait continué de faire confiance à son habituel 4-2-3-1 tourné vers l'attaque. En l'absence de Dele Alli, suspendu pour son doigt d'honneur contre la Slovaquie, c'est Sterling, qui a porté le jeu avec Rashford et Oxlade-Chamberlain.
Impérial en club et auteur de 13 buts lors de ses huit derniers matches, l'attaquant vedette Harry Kane a pourtant été privé de bons ballons, jusqu'à son but dans le temps additionnel, coupant un centre de Walker (90+3). 

Wembley se moque

Les Anglais n'ont été véritablement dangereux qu'à deux reprises lors de la première heure. D'abord, Rashford envoyait un centre rentrant un poil trop rapide pour Cahill, obligeant Oblak à se coucher (18). Quelques minutes plus tard, le gardien de l'Atletico Madrid se détendait à merveille sur un joli tir croisé d'Henderson (26). 

Et c'était tout pour le spectacle. Les Anglais continuaient d'accélérer inutilement avec Sterling et Rashford, toujours imprécis au moment de centrer; les Slovènes, eux, plaçaient quelques bons coups, profitant pleinement des erreurs défensives de Stones ou Walker notamment. Wembley est donc retourné à sa torpeur pour n'être seulement réveillé qu'à la 62e minute, alors que, sur une contre-attaque, Rashford réussissait à lober Oblak mais pas Rotman qui parvenait à s'interposer. 

Enfin réveillés, les Anglais commençaient à jouer. Sur une action lancée par Rashford, Sterling voyait sa frappe sauvée sur la ligne par Cesar (65). Quelques instants plus tard, Kane manquait le cadre (68) de quelques centimètres. Un sursaut qui n'était pas suivi d'effet, les spectateurs préférant se concentrer sur les avions en papier lancés des tribunes... Un public qui a ri jaune lors de l'annonce du joueur du match, Joe Hart, Kane marquant son but dix secondes après dans une quasi indifférence générale.

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