Mondiaux de natation 2017 - Chine, Russie, USA, les trois citadelles imprenables

Mondiaux de natation 2017 - Chine, Russie, USA, les trois citadelles imprenables

La Chine, en plongeon, la Russie, en natation synchronisée, et les Etats-Unis, en course, sont les trois grandes nations à régner sur leur discipline depuis longtemps. Lors des championnats du monde 2017 à Budapest, qui ont débuté vendredi et s'achèveront le 30 juillet, cette domination ne devrait pas s'éteindre.

La Chine quasi-imbattable sur le plongeoir

Si les Etats-Unis demeurent en tête du tableau des médailles obtenues dans les épreuves de plongeon aux Jeux Olympiques (135 dont 49 en or), la Chine s'approche à vitesse grand V. L'an dernier, aux Jeux Olympiques de Rio, les Chinois n'ont laissé en route qu'un seul titre (tremplin à 3m synchronisé  masculin remporté par les Britanniques Laugher et Means) sur les 8 épreuves. Dix médailles glanées en Amérique du Sud sur les 24 en jeu. Aux championnats du monde, c'est pareil. A Kazan, en 2015, deux médailles d'or n'avaient pas fini dans l'escarcelle chinoise (1m féminin, 10m féminin), malgré un total 8 médailles sur 18. En 2011, à Shanghaï, la Chine avait tout raflé (6 titres), avec en plus quatre doublés (dont trois chez les femmes).

Pour résumer, sur les 33 médailles distribuées en plongeon lors des trois dernières éditions des championnats du monde, quatre ne sont pas revenus à l'Empire du Milieu. A Budapest, la délégation a bien commencé avec un doublé chez les hommes sur le plongeoir à 1m (Peng Jianfeng devant He Chao), et des titres en plongeon synchronisé 10m (mixte et femmes). Mais les femmes ont été absentes du podium sur le plongeoir de 1m féminin, remporté par l'Australienne Maddison Keeney, et de l'épreuve synchronisée masculine (2e).

La Russie, l'ogre de la natation synchronisée

Vingt-neuf des trente derniers titres des épreuves féminines des championnats du monde ont été remportés par les Russes. Un succès espagnol dans le ballet combiné aux Mondiaux en 2009 a été le seul accroc de cette marche triomphale. Voici deux ans, lors des Mondiaux à domicile à Kazan, seule l'épreuve de duo mixte technique, qui faisait son entrée dans le programme, n'a pas été remporté par cette nation. Natalia Ischchenko est le symbole de cette domination exceptionnelle. Cinq fois championne olympique, 19 fois championne du monde, 12 fois championne d'Europe (ce qui fait d'elle l'athlète la plus titrée de la natation synchronisée), elle a pris sa retraite en avril dernier. C'est don sans elle que la Russie remet en jeu son hégémonie. Et cela a plutôt bien commencé, puisque les titres techniques en solo et duo ont été conservés à Budapest.

Les Etats-Unis, une citadelle assaillie

De tout temps, les Etats-Unis ont possédé des talents hors norme dans les bassins. De Jonny Weissmuller à Michael Phelps, en passant par Mark Spitz ou Matt Biondi sans oublier aujourd'hui une Katie Ledecky, la nage US brille souvent de mille feux. A Rio, aux JO, la délégation a décroché 33 médailles, dont 16 en or (dont 4 pour Phelps et 4 pour Ledecky). En 2015, aux Mondiaux de Kazan, 23 médailles avaient couronné les efforts américains, malgré l'absence de Phelps. Avec le meilleur nageur de tous les temps dans ses rangs, les USA ont eu la partie facile. Mais la relève est incessante, malgré une concurrence toujours plus accrue.

Katie Ledecky est partie sur des bases insensées (5 titres olympiques, 9 titres mondiaux à 20 ans), suivie par Lilly King (20 ans, championne olympique du 100m nage libre), Madeline Dirado (24 ans, 4 médailles dont 2 en or à Rio) ou encore Ryan Murphy (22 ans, double champion olympique sur le dos à Rio et en or sur relais 4x100m 4 nages). Bref, la nouvelle vague est déjà là. La natation américaine a de belles heures devant elle, et l'enceinte flambant-neuve de la Danube Arena devrait être un bel écrin cette année à Budapest.

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