Bolt allongé piste
Bolt, blessé à la cuisse. | AFP

Bolt, Bosse, Van Niekerk... Ils ont marqué les Mondiaux 2017

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Au début des Mondiaux, on parlait d’une équipe de France décimée. Entre les nombreux forfaits sur blessures, les préparations chaotiques de certains potentiels à médaille, et les saisons compliquées des autres, on pouvait s’attendre à ce que cette semaine à Londres soit un flop total, un an après des Jeux historiques. Avec cinq médailles dont trois titres mondial, le bilan est plus que satisfaisant : il est magnifique. Retour sur la riche semaine des Bleus.

- Mo Farah et Usain Bolt, les perdants magnifiques​

On se souviendra avant tout des Mondiaux de Londres pour une chose : les adieux d’Usain Bolt. Celui qui est considéré comme le plus grand sprinteur de tout les temps a décidé que l’heure était venue de prendre une retraite bien méritée. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour la star jamaïcaine. Défait sur 100m (3e seulement derrière Gatlin et Coleman), Bolt s’est surtout blessé dans la dernière ligne droite de sa carrière, en finale du 4x100m. L’image est forte : celle du recordman du monde, allongé sur la piste, à dix mètres d’une ligne qu’il ne franchira jamais. La carrière de Bolt a été auréolée d’or, mais sa fin est dramatique. Mais elle montre que le Jamaïcain est humain, en fait.

C’était aussi la dernière de Mo Farah sur le sol britannique. La star anglaise, invaincue en grand championnat depuis les Jeux de Londres, s’est facilement imposée sur 10 000m devant une foule en délire. Mais sur 5000, le chouchou du public s’est fait piéger, et a dû se contenter de la deuxième place. On dit souvent qu’on apprécie les victoires à la lueur des défaites. Comme Bolt, Farah était humain. Et ce n’est pas de cette médaille dont on se souviendra...

- Un public au rendez-vous

Rares ont été les soirs où le stade olympique n’a pas été à guichets fermés. Les places se sont vendues comme des petits pains. On a vu des sessions matinales bondées comme jamais, avec 40 000 spectateurs dans les gradins dès 10 heures du matin. On a surtout entendu un public passionné, et surtout fair-play. Les seuls sifflets de la semaine ont été pour le champion du monde du 100m, Justin Gatlin. Le reste du temps, chaque athlète a été encouragé, et la ferveur était tout bonnement incroyable lorsque des stars comme Bolt et Farah, ou un athlète britannique, faisaient leur entrée sur la piste.

- La mascotte, l’athlète de la semaine

Ne cherchez pas, la vraie star des Mondiaux, c’est… Hero le hérisson. La mascotte de la semaine a régalé le public et les réseaux sociaux avec ses facéties sur le terrain. On l’a vu tour à tour dévaler les tribunes en faisant des galipettes, jouer dans le sautoir en longueur à faire des chateaux de sable, faire sécher ses sous-vêtement du côté de la hauteur… Bref, pendant huit jours, Hero a fait le show. Pour notre plus grand bonheur.

- Une équipe de France au sommet

Trois titres, deux médailles de bronze : le bilan tricolore est excellent, à l’issue de cette semaine de compétitions. Avoir de tels résultats n’était pourtant pas gagné, avec un effectif décimé par les blessures et les forfaits. Mais les leaders de cette équipe ont su hausser leur niveau le Jour J. Et triompher comme attendu (pour Mayer) ou par surprise (Bosse). Quatrièmes au classement des médailles, première nation européenne, les Bleus ont de quoi être satisfaits.

- Les nouveaux visages de l’athlétisme​

Bolt à la retraite, il faut désormais trouver une nouvelle tête d’affiche à ce sport. Wayde Van Niekerk, facile vainqueur du 400m et 2e au 200, semble être le plus à même de prendre la succession de l’athlète jamaïcain. Mais il y a aussi le tout nouveau champion du monde du 400m haies, Karsten Warholm, 21 ans seulement. Ou encore Coleman (sprint, 100m), Schippers (200m), Ayana (5 000)… Bref, le monde de l’athlétisme cherche désormais un remplaçant à Bolt, et Londres n'a pas dérogé à la règle. S'ils n'ont pas le même sens du show que le seul et unique Usain Bolt, ces jeunes champions ont les armes qu'il faut pour ravir les titres... Et les coeurs des supporters.