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Monaco, joue-la comme Nanterre !

Oleksiy Yefimov (2e à gauche) espère pouvoir conserver le trophée de la Ligue des champions et ne pas seulement le toucher du bout du doigt.

Oleksiy Yefimov (2e à gauche) espère pouvoir conserver le trophée de la Ligue des champions et ne pas seulement le toucher du bout du doigt. | Ramón de la Rocha/EFE/Newscom/MaxPPP

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Publié le 26/04/2017 | 15:55, mis à jour le 26/04/2017 | 16:39

Nanterre battant Chalon dans une finale d’Europe Cup 100% française, c’est le basket français qui se montre à son aise sur le continent. Et il pourrait continuer avec Monaco. Le leader actuel de Pro A affronte de son côté le Banvit Bandirma en demi-finale de la Ligue des champions. Avec l’ASVEL qui a fait bonne figure dans cette compétition et d’autres équipes qui tapent à la porte des coupes d’Europe, comme Le Mans en Europe Cup et Strasbourg en Ligue des champions, le basket français peut-il se faire une place durable parmi le haut niveau continental ? Monaco en est en tout cas la (nouvelle) référence.

Tous derrière la Roca Team

L'exploit ne serait pas de battre le club turc qui, en soit, fait jeu égal avec Monaco. Mais si qualification il y a, le club du Rocher accèderait à sa première finale européenne et, pour la première année de la formule « Ligue des champions », marquerait l’histoire.

Pour ce faire, il faudra donc se défaire non pas d’un meilleur club mais d’un plus gros club. Budget énorme et attaque de feu (5e de la compétition) font la recette gagnante du Banvit Bandirma (TUR). L’ASM, elle, s’appuie sur une défense ultra solide (3e aux interceptions et 4e aux contres). « Au Final Four (ndlr : les demi-finalistes de la compétition), il n’y a pas de favori ou d’outsider. C’est juste une bataille, ça passe ou ça casse » précise d’ailleurs le manager général de Monaco, Oleksiy Yefimov.

Suivre l’exemple et le révolutionner

Si ce parfum d’Europe est tout nouveau pour Monaco, il est en revanche un témoignage impressionnant de réussite. En deux ans, l’ASM a réussi ce que le basket français cherchait depuis des années : rayonner à la fois sur le plan national et continental. Depuis 2000 et Limoges, plus aucune équipe française n’a remporté à la fois le championnat et une coupe d’Europe. Le club de la Principauté semble armé pour ça.

L’entraîneur de Nanterre, Pascal Donnadieu, titré avec les siens en Europe Cup mais loin en Pro A le reconnaît : « Monaco est un rouleau compresseur. En termes d’impact et d’agressivité, ça fait bien longtemps qu’on n’a pas vu une telle équipe en France. »
Monaco peut donc se prendre à rêver s’il continue d’évoluer à ce niveau-là et pourquoi pas, porter le basket français plus haut qu’il ne l’a jamais été au XXIe siècle.

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