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Formule 1 : chez Sauber, une année axée sur Wehrlein

Pascal Wehrlein n'a pas beaucoup roulé lors de ces essais après son accident.

Pascal Wehrlein n'a pas beaucoup roulé lors de ces essais après son accident. | HOCH ZWEI / ITALY PHOTO PRESS / HOCH ZWEI / DPA

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Publié le 20/03/2017 | 13:28, mis à jour le 20/03/2017 | 16:02

Manque d'expérience, déficit de performance. L'écurie Sauber n'a pas les faveurs des pronostics pour cette nouvelle saison. Deux petits points. C’est le score de l’écurie suisse la saison passée, sur les 2121 points possibles. Alors que la Formule 1 fait son retour ce week-end à Melbourne avec le Grand Prix d'Australie, revue d'effectif chez une équipe qui mise sur le jeune Pascal Wehrlein (22 ans) mais à la voiture encore trop faible...

L'exercice 2016 a donc été sauvé dans les derniers instants lors de l’avant-dernier Grand Prix, au Brésil, grâce à Felipe Nasr (9e). Cette année, le pilote brésilien n’est plus là et aux côtés du Suédois Marcus Ericsson, l’écurie suisse a décidé de miser sur l’un des pilotes montants, l’Allemand Pascal Wehrlein.

Deux pilotes intéressants mais destinés aux dernières places…

Mais si l’ex-pilote Manor arrive pour faire ses gammes, il sera difficile pour lui de se mêler à la course parmi les grands cette saison encore. Forfait pendant un long moment après son accident évitable à la Race of Champions, Pascal Wehrlein devra néanmoins confirmer sa bonne première saison.

Une année de formation supplémentaire donc, comme le reconnaît le principal intéressé dans Sport Bild : « Toto Wolff (directeur exécutif Mercedes) m’a dit qu'ils ne voulaient pas me brûler les ailes. Il m’a affirmé que Mercedes croyait toujours en moi mais qu’il était préférable que je me forge une expérience loin de la pression. »

Pour l’encadrer cette saison, Marcus Ericsson. Le pilote payant, qui peine souvent à faire l’unanimité, devra jouer son rôle : c’est-à-dire faire oublier Felipe Nasr – qu’il avait souvent surclassé sur certains Grands Prix – et emmener son nouveau coéquipier le plus haut possible.

…avec une voiture peu compétitive

Pour ce faire, il faudra avant tout des qualités de pilotage car en ce qui concerne la monoplace, la C36 n’a pas vraiment convaincu. Cette saison, Sauber s’est concentré sur l’habillage et le confort du pilote en choisissant de miser sur le châssis. Celui-ci devra être concluant et un vrai plus pour les pilotes car en terme de puissance, le moteur Ferrari 2016 ne devrait pas apporter de grandes garanties.

C’est d’ailleurs ce que l’on a pu observer sur les essais hivernaux. L’écurie a accumulé les tours, à l’image de Marcus Ericsson - pilote en ayant effectué le plus lors de la dernière séance d’avant-saison, le 10 mars – mais sans gros enseignement ou plutôt une confirmation : avec une 9e place (sur 10 pilotes), la saison va être longue en queue de peloton.

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